La Coordination urbaine de la Société Civile du Congo (SOCICO) à Butembo (Nord-Kivu) a publié, mercredi 15 avril 2026, un rapport alarmant sur la situation sécuritaire durant le premier trimestre de l’année 2026.
Selon cette structure, quatorze personnes ont été tuées entre janvier et mars dans diverses circonstances, notamment lors d’incursions d’hommes armés, d’actes de justice populaire et de découvertes de corps sans vie.
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Plusieurs autres incidents, dont des éboulements meurtriers et des actes criminels enregistrés en février, ont renforcé le climat de peur au sein de la population. Huit personnes ont également été grièvement blessées sans bénéficier d’une prise en charge médicale adéquate, illustrant les limites du système de santé.
Malgré une relative accalmie observée en mars, la SOCICO met en garde contre la fragilité de cette situation et dénonce la faible réactivité des services de sécurité ainsi que l’impunité persistante.
L’organisation recommande le renforcement des patrouilles mixtes, l’intensification des enquêtes et l’amélioration de l’éclairage public dans plusieurs quartiers de la ville.
Elle appelle également la population à collaborer avec les forces de l’ordre, à éviter la justice populaire et à signaler tout mouvement suspect.
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Pour la SOCICO, la sécurité demeure un droit fondamental qui exige une responsabilité partagée entre les autorités et les citoyens. Ce bilan du premier trimestre met en évidence les défis persistants auxquels Butembo reste confrontée.
Ville stratégique du Nord-Kivu, Butembo continue de vivre sous la menace d’une insécurité chronique qui freine son développement et fragilise le quotidien de ses habitants. Selon la société civile, seule une action concertée permettra de transformer l’accalmie actuelle en stabilité durable.
