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Auteur/autrice : Rédaction Centrale
l’Est de la République Démocratique du Congo, une ombre s’étend, menaçant les dernières lueurs d’espoir de populations déjà meurtries par des décennies de souffrance. Les Wazalendo, ces miliciens revêtus d’un vernis de légitimité, s’érigent en maîtres d’un territoire plongé dans la terreur et l’impunité. Les récits de violence se multiplient, portés par des voix qui crient leur désespoir face à l’inaction des autorités.
“Non aux menaces contre nos syndicalistes”, telle est la revendication des enseignants du Sud-Kivu lors de leur sit-in du lundi 14 octobre 2024, devant le bureau de la Sous-Division Educationnelle EPST Bukavu 1, situé dans la commune d’Ibanda, à Bukavu, Chef-lieu du Sud-Kivu.
La situation reste préoccupante dans le territoire de Shabunda, où la présence de barrières payantes et illégales, érigées par des éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de la Police, soulève des interrogations. Ces barrières se trouvent notamment dans le village de Byangama, sur l’axe Mulungu-Kamituga, ainsi qu’à Nyalubemba dans le groupement de Bamuguba sud, territoire de Shabunda (Sud-Kivu).
Le bureau définitif du Conseil communal d’Ibanda s’oppose au projet de plaquage des numéros de police sur les maisons dans cette entité, le qualifiant de « prix exorbitant », sans qu’il n’ait été consulté ni de près ni de loin. Dans un document de mobilisation, il appelle la commune à retirer ses agents (cadres de base) déjà sur le terrain pour cette opération, en attendant un dialogue.
La nuit du 13 octobre 2024 a été marquée par une tragédie dans le groupement de Kamba-Makobola, situé dans la chefferie des Bavira, en territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo.
La Synergie des Syndicats des Enseignants du Sud-Kivu, regroupant le Syndicat des Écoles Catholiques, le Syndicat des Ecoles Officielles et le Syndicat des Ecoles Protestantes exprime sa vive préoccupation face à l’escalade des tensions entre les enseignants et les autorités provinciales. Dans un communiqué consulté par La Prunelle RDC, les syndicats dénoncent des méthodes d’intimidation et des menaces de mort visant leurs membres, au lieu de répondre aux revendications légitimes des enseignants.
Deux corps sans vie ont été retrouvés en une journée dans des avenues du Quartier Panzi, en Commune d’Ibanda, ville de Bukavu au Sud-Kivu. Les corps ont été retrouvés samedi 12 octobre 2024, selon les acteurs de la Société Civile.
Des jeunes du parti politique « Ensemble pour la République » et ceux des mouvements Katumbistes du Sud-Kivu condamnent avec la plus grande fermeté ce qu’ils qualifient de tentative d’intimidation dont est victime l’opposant Moïse Katumbi Chapwe en raison de ses œuvres caritatives et de sa prise de position concernant la modification de la constitution.
La Coordination Provinciale Nord-Kivu 1 de la Ligue des Jeunes de « Ensemble pour la République » et la Ligue des Jeunes du Leadership, Gouvernance et Développement (LGD ont, dans une déclaration publique) condamné ce qu’elles qualifient d’acharnement politique contre l’opposant Moïse Katumbi. Les jeunes leaders affirment que les récentes « tentatives d’instrumentalisation » de la justice visent à décrédibiliser les initiatives sociales de Katumbi, notamment la réhabilitation d’un hôpital et d’une piste d’aviation à Mulonde, dans le Haut-Katanga.
La LUCHA (Lutte pour le Changement) annonce des actions de grande envergure à partir du 2 novembre 2024 si le gouvernement congolais ne prend pas de mesures concrètes pour rétablir l’enseignement dans les écoles primaires publiques. En effet, les écoles publiques de la République Démocratique du Congo (RDC) sont à l’arrêt depuis le 2 septembre 2024, totalisant ainsi 40 jours sans cours en raison d’une grève générale des enseignants.