Le Mouvement Rien sans les femmes a organisé, mercredi 22 octobre 2026, à Goma, une journée d’échanges consacrée au rôle des femmes dans le rétablissement de la cohésion sociale et le renforcement de la résilience communautaire. Cette rencontre a réuni des participants autour de la contribution des femmes et des jeunes à la promotion de la paix, du dialogue et de la solidarité dans un contexte de crise.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la cohésion sociale au sein des communautés de Goma, dans la province du Nord-Kivu, où les populations font face à des défis liés à l’insécurité et aux crises successives.
Pour Bikiko Yowa Thérèse Thérèse, membre du mouvement Rien sans les femmes à Goma, les femmes et les jeunes sont des acteurs essentiels du rétablissement de la cohésion sociale, notamment en raison de leur proximité avec les familles, les communautés et les structures locales.
Selon elle, les femmes peuvent contribuer à prévenir les conflits, à favoriser le dialogue, à promouvoir la solidarité et à reconstruire la confiance entre les membres de la communauté.
« Les femmes sont des médiatrices et des actrices de paix. Elles contribuent à la consolidation de la paix et à la solidarité communautaire. Elles doivent également pouvoir participer aux prises de décisions au sein de leurs communautés », souligne-t-elle.
Renforcer la participation des femmes aux mécanismes de paix
Pour favoriser cette contribution, Bikiko Yowa Thérèse plaide pour une représentation effective des femmes dans les structures locales de dialogue, les mécanismes de résolution des conflits et les instances communautaires de paix. Cette participation permettrait, selon elle, de mieux prendre en compte leurs besoins, leurs préoccupations et leurs propositions dans les décisions qui concernent leurs communautés.
Elle relève toutefois plusieurs obstacles à leur implication dans les mécanismes de paix, conformément aux principes de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, consacrée notamment à la participation des femmes à la prévention et à la résolution des conflits.
Parmi les difficultés évoquées figurent les normes socioculturelles, les discriminations fondées sur le genre, l’insécurité, les conflits, le manque de moyens financiers et la surcharge des responsabilités familiales.
La journée d’échanges s’est tenue autour du thème : « Nos paroles peuvent construire la paix : choisissons le dialogue, le respect et la tolérance. Femmes et jeunes, acteurs de paix et de cohésion sociale. »
À travers cette initiative, Rien sans les femmes entend mettre en lumière la place des femmes et des jeunes dans les efforts de consolidation de la paix et encourager leur participation aux initiatives communautaires visant à renforcer le vivre-ensemble à Goma.
