La présidente du Bureau de coordination provinciale de la Société civile du Sud-Kivu a conduit, ce mardi 15 septembre 2026 à Uvira, une mission de plaidoyer auprès du Gouverneur de province, Jean-Jacques Purusi Sadiki. Les échanges ont porté notamment sur les défis sécuritaires et de gouvernance auxquels sont confrontées les populations de Mwenga et d’Uvira.
Au cours de cette rencontre, dont le compte-rendu a été fait par Yves Ramadhani
Vice-président du Noyau urbain de la ville d’Uvira et membre du Bureau de coordination provinciale de la Société civile du Sud-Kivu, Délégué des noyaux, le Noyau territorial de la Société civile de Mwenga, conduit par son responsable Samuel Lungele Itebo, accompagné du rapporteur adjoint Pandjo Mazambi, a présenté plusieurs préoccupations liées à la situation dans le territoire.
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La structure fait notamment état d’exactions attribuées à certains groupes Wazalendo et à des éléments des FARDC contre des civils, d’arrestations arbitraires ainsi que de l’installation de barrières qualifiées d’illégales, qui seraient utilisées pour tracasser la population.
L’enclavement de Mwenga au cœur des préoccupations
La Société Civile de Mwenga a également évoqué l’enclavement du territoire, qu’elle attribue notamment à l’impraticabilité de la RN2. Cette situation compliquerait davantage les déplacements et l’accès aux services essentiels.
La fermeture de la CADECO ainsi que les difficultés d’accès des organisations humanitaires à certaines zones du territoire figurent également parmi les préoccupations présentées au gouverneur.
L’exploitation illégale des minerais a par ailleurs été évoquée comme l’un des défis auxquels le territoire de Mwenga reste confronté.
Des inquiétudes également soulevées à Uvira
Concernant la ville d’Uvira, la Société civile a fait part des inquiétudes exprimées par la population au sujet des barrières payantes érigées sur la RN5 entre Uvira et Sange.
Cette question a notamment été soulevée par Yves Ramadhani, vice-président du Noyau urbain de la Société civile d’Uvira et membre du Bureau de coordination provinciale chargé des noyaux.
Les questions sécuritaires ainsi que d’autres défis liés à la gouvernance ont également été abordés au cours de cette mission de plaidoyer.
La Société civile estime que ces différentes préoccupations nécessitent des réponses de la part des institutions provinciales et nationales, particulièrement dans le contexte actuel de fortes turbulences.
Le Gouverneur promet son implication
En réponse aux préoccupations présentées, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a promis de s’impliquer afin que les citoyens puissent jouir de leurs droits.
Il a également indiqué que la justice militaire et la justice civile seront mises à contribution afin de décourager les pratiques dénoncées par la Société civile et qui pèsent actuellement sur la population.
À l’issue de cette rencontre, la Société civile affirme rester en « alerte maximale » face aux nombreuses doléances exprimées par les habitants.
Elle entend poursuivre sa mission de lanceur d’alertes et de contrôle citoyen, tout en assurant le suivi des solutions promises par les autorités provinciales.
