Plus de sept écoles primaires et secondaires situées sur les axes Muhondo, Shoa, Kazinga et Miyano ont été délocalisées vers Masisi-Centre pour l’année scolaire 2026-2027, en raison de l’instabilité sécuritaire qui continue d’affecter le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Cette mesure vise à permettre aux élèves de poursuivre leur scolarité dans un environnement jugé relativement plus sécurisé.
La délocalisation des établissements scolaires constitue une nouvelle conséquence de l’insécurité sur le secteur éducatif dans cette partie du Nord-Kivu.
Mais si elle permet aux élèves et aux enseignants de poursuivre les activités scolaires loin des zones affectées par l’instabilité, cette mesure entraîne également de nouvelles difficultés pour les établissements concernés.
Selon un préfet des études, les écoles délocalisées doivent notamment faire face au manque de fournitures scolaires adéquates ainsi qu’aux difficultés d’adaptation des élèves et du personnel enseignant à leur nouvel environnement.
Une pression supplémentaire sur les écoles d’accueil
L’arrivée de nouveaux élèves et enseignants à Masisi-Centre exerce également une pression sur les infrastructures scolaires déjà existantes.
Les salles de classe, le matériel didactique et les autres ressources disponibles doivent désormais répondre aux besoins d’un nombre plus important d’apprenants.
Cette situation pourrait davantage compliquer les conditions d’apprentissage si des mesures d’accompagnement ne sont pas rapidement mises en place, préviennent les responsables scolaires.
Pour eux, les établissements ayant accueilli les élèves déplacés doivent disposer de moyens suffisants pour faire face à cet afflux et garantir la continuité des enseignements dans des conditions acceptables.
L’éducation confrontée aux conséquences de l’insécurité
La délocalisation apparaît ainsi comme une réponse aux risques sécuritaires auxquels sont exposés les établissements situés sur les axes concernés. Elle permet aux élèves de poursuivre leur parcours scolaire, mais pose également la question des ressources nécessaires pour accompagner les communautés éducatives déplacées.
Dans un contexte où l’insécurité perturbe déjà les activités de plusieurs communautés du territoire de Masisi, le déplacement des écoles montre une nouvelle fois les répercussions du contexte sécuritaire sur le droit à l’éducation.
Pour les responsables scolaires, l’enjeu est désormais de garantir aux enfants affectés par ces déplacements un accès continu à une éducation de qualité, tout en renforçant les moyens des établissements qui les accueillent à Masisi-Centre.
