À Nyangezi, dans le groupement de Karhongo, des bénéficiaires du projet de renforcement de la cohésion sociale et du mieux-vivre ensemble influencé par les femmes ont participé, du 13 au 15 août 2026, à deux activités destinées à renforcer leur autonomie économique et le vivre-ensemble au sein de leurs communautés.

Financé par ONU Femmes à travers le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix et mis en œuvre par la Commission diocésaine Justice et Paix de Bukavu (CDJP), le projet vise notamment à permettre aux femmes de développer des activités génératrices de revenus tout en favorisant le dialogue, la collaboration et la cohésion sociale.

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Durant ces trois jours, les participantes ont notamment travaillé à la mise en place et à l’adoption d’un mémorandum encadrant la gestion équitable et communautaire d’un crédit rotatif de chèvres. Les bénéficiaires ont également renforcé leur caisse verte, destinée à soutenir leurs initiatives économiques.

Selon Alain Chirhuza, chargé de projet au sein de la CDJP Bukavu, cet appui intervient dans un contexte où les différentes crises ont entraîné d’importantes pertes de bétail dans les communautés rurales.

La relance de l’élevage caprin devrait ainsi contribuer à diversifier les sources de revenus des bénéficiaires, mais aussi à soutenir l’agriculture grâce à l’utilisation du fumier produit par les animaux.

« L’accompagnement d’ONU Femmes nous a permis de prévoir un montant de 800 dollars pour les activités et le renforcement de la caisse verte. Les bénéficiaires ont souhaité réaliser ensemble des activités communautaires qui permettent en même temps de renforcer la caisse du groupe et de travailler ensemble pour renforcer la cohésion sociale », explique Alain Chirhuza.

Selon lui, le travail collectif constitue également un moyen de renforcer progressivement la confiance entre les femmes et de favoriser le dialogue et la communication.

Il estime que ces activités contribuent à la résilience économique, mais également à la résilience face aux traumatismes liés aux différentes crises qu’ont traversées les communautés.

L’initiative concerne environ cinq associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC). À travers l’élevage, l’agriculture, le petit commerce et les mécanismes d’épargne, les bénéficiaires espèrent améliorer leurs revenus et leur sécurité alimentaire.

« Travailler ensemble favorise la cohésion »

Les bénéficiaires se disent satisfaites de l’accompagnement reçu.

Adolphine M’Ngunbiye, bénéficiaire du projet, indique avoir notamment bénéficié d’un appui équivalant à deux chèvres, ainsi que d’un financement destiné au développement de petites activités commerciales.

« Je dis merci à la CDJP de nous avoir soutenues, car cette aide va nous aider à lutter contre la crise et va favoriser le fait que nous puissions travailler ensemble, une chose qui va favoriser la cohésion et la cohabitation ici dans le groupement de Karhongo », témoigne-t-elle.

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Pour elle, l’initiative dépasse donc la seule dimension économique : elle permet également aux femmes de se retrouver autour d’activités communes et de renforcer les relations entre différentes composantes de la communauté.

De son côté, Adrienne Nsimire se réjouit de voir davantage de femmes s’intéresser aux groupes d’épargne grâce à cet accompagnement.

Elle prévoit d’investir les ressources reçues dans l’élevage des chèvres et la culture des légumes, afin de renforcer progressivement son autonomie économique.

« Nous sommes contentes, car les mamans qui ne savaient pas comment épargner dans nos groupes viennent de voir qu’il y a des avantages et vont aussi commencer à participer. L’argent que je viens de recevoir, je veux l’investir dans l’élevage des chèvres, la culture des légumes et autres », explique-t-elle.

À travers ces initiatives, la CDJP Bukavu, avec l’appui d’ONU Femmes et du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix, entend ainsi faire de l’autonomisation économique des femmes un levier de résilience, de solidarité et de cohésion sociale dans le groupement de Karhongo.

Vinciane Ntabala

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