À l’occasion de la Journée internationale de la photographie, célébrée ce 19 août, les photographes de Goma évoquent les défis auxquels leur profession est confrontée, notamment avec l’essor de l’intelligence artificielle.

Dans un contexte marqué par l’évolution rapide des technologies de l’image, les professionnels de la photographie à Goma estiment toutefois que l’intelligence artificielle ne doit pas nécessairement être considérée comme une menace, mais plutôt comme un outil pouvant accompagner leur travail.

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Pour Elie Shoot, photographe et créateur de contenus, l’IA constitue davantage une opportunité qu’un danger. Elle peut, selon lui, stimuler la créativité et faciliter la réalisation de certaines images artistiques.

De son côté, Exaucé Mpenzi, photographe, vidéographe et designer, considère également l’intelligence artificielle comme un atout pour les professionnels de l’image. Il souligne notamment son utilité dans l’automatisation de certaines tâches, comme les retouches, permettant ainsi aux photographes de gagner du temps.

Mais cette évolution technologique comporte également des risques. La création d’images artificielles réalistes peut notamment favoriser la diffusion de fausses images, susceptibles de tromper l’opinion ou de porter atteinte à la réputation de certaines personnes.

Au-delà des nouvelles technologies, les photographes de Goma doivent également composer avec des difficultés économiques. La baisse du pouvoir d’achat de nombreux clients affecte directement la demande de services photographiques.

À ces contraintes s’ajoutent les questions sécuritaires. Les professionnels de l’image doivent désormais choisir avec prudence les lieux de shooting afin d’éviter de s’exposer à des risques dans certains espaces de la ville.

Face à ces différentes difficultés, les photographes de Goma misent sur l’adaptation, l’originalité et la créativité pour préserver leur métier et répondre aux nouvelles exigences du secteur.

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Pour eux, l’intelligence artificielle ne signe donc pas nécessairement la fin de la photographie traditionnelle. Elle impose plutôt aux professionnels de l’image de développer de nouvelles compétences et de trouver de nouvelles façons de valoriser leur savoir-faire.

Maria Yossa

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