Un enseignant de l’Institut Mafundwe, une école de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (CBCA) située à Ciherano, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu), a été tué par balle le jeudi 23 juillet 2026. Plusieurs sources locales attribuent cet acte à des hommes armés assimilés aux Wazalendo.

Selon des sources proches de la famille de la victime, identifiée comme Amani Jérôme, l’enseignant s’était rendu auprès de ces hommes armés afin d’intercéder en faveur de jeunes de son village qui auraient été retenus contre leur gré.

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D’après ces mêmes sources, l’enseignant aurait lui aussi été retenu dès son arrivée. Il aurait ensuite tenté de s’échapper avant d’être atteint par plusieurs balles, succombant à ses blessures sur place.

Une source ayant requis l’anonymat affirme que l’enseignant aurait auparavant tenu des propos jugés offensants à l’égard des Wazalendo dans un groupe WhatsApp. Selon cette version, un enregistrement vocal aurait ensuite été partagé dans un groupe attribué aux Wazalendo, ce qui aurait conduit à son identification.

« Le défunt aurait prononcé des paroles déplacées à l’égard des éléments Wazalendo dans un groupe WhatsApp. L’un des membres de ce groupe aurait transféré cet audio dans un groupe des Wazalendo. Lorsqu’il est arrivé pour plaider en faveur des personnes retenues, les hommes armés auraient reconnu sa voix et l’auraient retenu sur-le-champ », affirme cette source.

La même source soutient que l’enseignant aurait tenté de fuir au moment où une partie des combattants était partie au front, laissant un seul homme assurer la garde des personnes retenues.

« L’enseignant a essayé de s’échapper pendant que le garde somnolait. Celui-ci a alors ouvert le feu sur lui, et il est mort sur place », ajoute-t-elle.

Les informations relatives aux motivations du meurtre et à l’implication présumée d’éléments Wazalendo reposent, à ce stade, sur des témoignages recueillis auprès de sources locales.

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Dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, des habitants indiquent limiter leurs interventions sur les réseaux sociaux, notamment dans les groupes WhatsApp, par crainte d’éventuelles représailles liées à leurs prises de position.

Selon plusieurs sources locales, cette nouvelle tuerie alimente davantage l’inquiétude des populations de Walungu, qui disent vivre dans un climat de peur et d’incertitude en raison des tensions persistantes dans cette partie de la province.

Suzanne Baleke

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