L’Union Congolaise des Femmes des Médias a clôturé, ce samedi 21 mars 2026 à Bukavu, un atelier de renforcement des capacités consacré à la gestion du stress et des traumatismes des femmes journalistes. Les travaux se sont tenus pendant trois jours, du 19 au 21 mars, à l’hôtel Witness.

Organisée dans un contexte marqué par les violences et les inégalités persistantes dans le secteur médiatique, cette formation visait à contribuer à la restauration du bien-être psychologique et sanitaire des professionnelles des médias.

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Au cours de cet atelier, les participantes ont bénéficié d’un accompagnement spécialisé axé sur la détraumatisation, le renforcement de la résilience et la prévention des troubles liés aux violences subies dans l’exercice de leur métier, a indiqué l’équipe organisatrice.

Parmi les bénéficiaires, Bukavu FM était représentée par la journaliste Diane Lwende, qui salue l’initiative.

« Cet atelier nous aide à mieux gérer le stress et les traumatismes auxquels nous faisons face dans cette situation de guerre. Il nous a permis d’évaluer nos états émotionnels et d’apprendre à les maîtriser », a-t-elle témoigné, appelant à la pérennisation de telles activités, notamment au profit des femmes vivant dans les territoires.

Même satisfaction du côté de Jolie Kyanga, une autre participante.

« Grâce à cette formation, nous sommes désormais capables de gérer le stress, le traumatisme et la dépression. Nous recommandons à l’UCOFEM de poursuivre ce type d’initiatives, car nous avons besoin d’un appui psychologique », a-t-elle déclaré.

De son côté, Florence Kavira, directrice provinciale de l’UCOFEM Nord-Kivu, a insisté sur la pertinence de cette initiative.

« Nous avons voulu répondre à la nécessité d’assister psychologiquement les femmes journalistes et d’apporter une réponse aux problèmes de santé mentale liés aux affres de la guerre. Notre satisfaction est grande, car les participantes ont bien assimilé les notions et les exercices proposés », a-t-elle expliqué.

Elle a également souligné l’importance de mettre en place un suivi sanitaire adapté afin de prendre en charge les conséquences physiques et psychologiques du stress intense vécu dans les milieux professionnels, familiaux et communautaires.

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Les participantes ont par ailleurs échangé sur différents mécanismes de gestion du stress et appris à mieux faire face à cette réalité. Un psychologue présent a recommandé aux femmes journalistes de mettre en pratique les outils acquis et de s’appuyer sur les réseaux de soutien disponibles.

La clôture de cet atelier marque ainsi une étape importante dans la promotion de la résilience et du bien-être des femmes journalistes, confrontées quotidiennement aux défis d’un environnement marqué par les conflits et les violences.

Divine Busime et Esther Rehema

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