Plusieurs territoires du Sud-Kivu sont actuellement affectés par des perturbations de la connexion mobile et internet, compliquant fortement les transactions économiques via mobile money, principal canal de transfert de fonds pour les populations locales.

Les groupements de Karhongo à Nyangezi (territoire de Walungu), Kavumu-Bugorhe (territoire de Kabare) ainsi que Ziralo et Kalonge (territoire de Kalehe) font partie des zones les plus touchées.

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À Nyangezi, le réseau est perturbé depuis le lundi 19 janvier 2026, affectant les principaux opérateurs, notamment Vodacom, Airtel et Orange. Les habitants doivent désormais se rendre aux bureaux de SYNOHYDRO ou au centre commercial de Munya pour passer des appels ou envoyer de l’argent.

« Nous avons été surpris par la coupure des réseaux. Il n’y a ni Airtel, Orange, ni Vodacom. Tout le monde doit aller à la base de Sino-Hydro pour se connecter. Vraiment, c’est un problème », déplore un habitant.

Les tenanciers des maisons de transfert d’argent doivent, quant à eux, délocaliser temporairement leurs activités vers des zones couvertes par le réseau.

« C’est une véritable source d’insécurité physique et financière. Les populations vivent un calvaire », ajoute un autre résident.

Kabare et Kalehe également touchés

À Kabare, dans le groupement de Bugorhe, seuls les réseaux Africell et Vodacom restent fonctionnels, tandis que Airtel et Orange sont indisponibles. Les maisons de transfert qui utilisent ces réseaux ont fermé leurs portes, obligeant certains habitants à acheter de nouvelles cartes SIM pour rester connectés.

« J’ai dû acheter une carte Africel pour être en contact avec ma hiérarchie. Pour le moment, beaucoup de gens ne peuvent pas travailler car leurs services dépendent d’Airtel et Orange », témoigne un habitant.

À Kalehe, les zones les plus touchées sont les groupements de Ziralo, Kalonge, Bunyakiri, Minova, Bushushu et Nyamukubi. Les populations déplacées et affectées par les conflits armés ont des difficultés à communiquer avec leurs proches et à effectuer des opérations mobiles pour retirer de l’argent.

Face à cette situation, les habitants lancent un appel urgent aux responsables des maisons de télécommunication pour rétablir le réseau, essentiel à leur sécurité et à leur bien‑être économique.

Cette perturbation rappelle la dépendance des populations locales aux services mobiles, devenue critique dans les zones touchées par les conflits et la fragilité économique.

Article produit dans le cadre du projet «Habari za Mahali», un projet du consortium RATECO et REMEL-GL, avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.

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