Le mouvement citoyen Machozi Ya Raiya dénonce la perturbation de la circulation sur le pont Mela, situé dans la chefferie des Wamuzimu, en territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Il accuse les sociétés Yellow Stone et Strategos d’avoir immobilisé des engins aux deux extrémités du pont, empêchant ainsi les usagers du tronçon Kitutu-Lugushwa de traverser la rivière Elila.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 6 novembre 2026, le président du mouvement, Omba Mitunda, indique que le blocage a commencé jeudi et s’est poursuivi toute la journée de vendredi, paralysant la circulation des personnes et de leurs biens.
Selon cette structure citoyenne, une entreprise aurait immobilisé un engin de chantier à une extrémité du pont, tandis qu’un camion aurait été placé à l’autre extrémité. Cette situation aurait considérablement perturbé les déplacements des habitants ainsi que les activités socio-économiques des communautés locales.
Machozi Ya Raiya déplore que les populations de cette partie du territoire, qui devraient bénéficier des retombées de l’exploitation des ressources naturelles, soient plutôt confrontées à des difficultés de circulation et à des restrictions de leur liberté de mouvement.
Le mouvement exprime également ses inquiétudes face à ce qu’il qualifie de pratiques de division au sein de la jeunesse et de la notabilité locale. Il évoque par ailleurs des soupçons de corruption impliquant certaines autorités et regrette le silence des services compétents face à cette situation.
Face à ces difficultés, Omba Mitunda appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir urgemment pour rétablir la circulation sur le pont Mela, garantir la libre traversée de la rivière Elila et protéger les droits des communautés locales.
La structure demande également que les responsabilités soient établies et que les éventuels auteurs des actes dénoncés répondent de leurs agissements.
Pour Machozi Ya Raiya, les richesses naturelles du Sud-Kivu doivent constituer un levier de développement au bénéfice des populations locales, et non une source de souffrance, de division, d’intimidation ou de privation des droits fondamentaux.
