La persistance de la grève des commerçants et des journées « ville morte » à Butembo, au Nord-Kivu, continue de perturber les activités économiques et la vie quotidienne de la population. Face à cette situation, Pati Kasongo, habitant de la ville, appelle les autorités urbaines et les représentants des commerçants à privilégier le dialogue afin de parvenir à un compromis durable.
Préoccupé par la répétition de ces mouvements de contestation, il estime que la population, particulièrement les personnes aux revenus modestes, demeure la première victime de la paralysie des activités commerciales.
Pati Kasongo invite ainsi les commerçants et les autorités à s’entendre, avec l’implication des députés, pour examiner les différentes taxes imposées aux opérateurs économiques et déterminer celles qui sont légalement établies.
Il plaide également pour une fiscalité adaptée à la capacité financière et au volume des activités de chaque commerçant. À titre d’exemple, il estime qu’un opérateur économique disposant d’un capital de 100 dollars américains ne devrait pas supporter les mêmes charges qu’un autre dont le capital s’élève à 1.000 dollars.
Cet habitant évoque par ailleurs les difficultés d’approvisionnement de la ville en marchandises, notamment en raison de l’insécurité et des attaques visant certains véhicules de transport.
Il s’interroge aussi sur la gestion des recettes fiscales et appelle les autorités à faire preuve de transparence concernant l’utilisation des taxes collectées.
« Nous payons des taxes, mais nous ne voyons pas de réalisations au bénéfice de la population. Nous demandons aux autorités de nous éclaircir sur l’utilisation de cet argent », déplore-t-il.
Pati Kasongo exhorte enfin les représentants des syndicats des commerçants à informer la population des résultats de leurs échanges avec le maire de Butembo. Il souhaite que les préoccupations des habitants soient davantage prises en compte afin qu’une issue rapide soit trouvée à cette crise qui continue de perturber la vie socio-économique de la ville.
