Le Cadre de concertation de la société civile de la chefferie des Wamuzimu, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, salue l’implication du secrétaire administratif et chef du personnel de cette chefferie, Jacques Assani Mutumbwa, dans la lutte contre la multiplication des barrières illégales sur la Route nationale numéro 2 (RN2).

    Cette structure citoyenne apprécie notamment la décision de l’autorité administrative de rejeter la demande de réouverture du poste de contrôle de la Police de circulation routière (PCR) à Kibe-Bisembe, introduite par le chef de groupement de Banakyungu, Ikando Mwanga Michel.

    Lire aussi : Mwenga : la Chefferie des Wamuzimu refuse de nouveaux postes de contrôle sur la RN2

     A La Prunelle RDC, le coordonnateur du Cadre de concertation, Bienfait Fadhili Mulonda, explique que ce poste avait été supprimé à la suite d’actions menées par des structures citoyennes, après des dénonciations faisant état de tracasseries, notamment à l’encontre des conducteurs de motos.

    Une demande jugée « inopportune »

    En réponse à la correspondance du chef de groupement de Banakyungu, le secrétaire administratif de la chefferie des Wamuzimu aurait qualifié la demande de réouverture du poste de contrôle d’« inopportune », au regard du contexte sécuritaire actuel dans l’est de la République démocratique du Congo, particulièrement dans le territoire de Mwenga.

    Cette position est saluée par le Cadre de concertation de la société civile, qui avait pris part aux actions citoyennes ayant conduit à la suppression de ce poste.

    « C’est ainsi que le Cadre de concertation de la société civile de la chefferie des Wamuzimu, qui avait d’ailleurs pris part aux actions citoyennes de suppression de ce poste de contrôle de la PCR, salue cette position », déclare Bienfait Fadhili Mulonda.

    Le coordonnateur rappelle également que l’article 30 de la Constitution de la République démocratique du Congo garantit à toute personne le droit de circuler librement sur le territoire national, dans le respect des conditions fixées par la loi.

    Appel au respect du Code de la route

    Tout en dénonçant les barrières payantes et les tracasseries, le Cadre de concertation appelle les usagers de la RN2, particulièrement les motards et les conducteurs de véhicules, à respecter strictement le Code de la route.

    Selon Bienfait Fadhili Mulonda, le respect des règles de circulation doit également contribuer à renforcer la sécurité des habitants et à réduire les accidents de la circulation.

    « La population en a marre de la multiplication des barrières payantes sur la RN2, qui constituent une source de tracasserie pour les usagers. Cette prise de position de l’autorité est donc un véritable “ouf” de soulagement pour les usagers de la RN2 et surtout pour les transporteurs », indique-t-il.

    Des usagers dénoncent un « calvaire »

    La décision du secrétaire administratif intervient après plusieurs mois de plaintes d’usagers de la RN2, notamment sur l’axe Bukavu-Mwenga, qui dénoncent les difficultés rencontrées au cours de leurs déplacements.

    Lire aussi : Mwenga : la Société Civile décrète une journée morte pour exiger la reprise des travaux sur la RN2

    La multiplication des barrières, les paiements exigés à différents points de contrôle, les contrôles d’identité répétés ainsi que l’instabilité du coût du transport sur les axes Bukavu-Uvira et Bukavu-Mwenga figurent parmi les principales préoccupations rapportées par les usagers.

    Ces derniers appellent les différentes autorités exerçant un contrôle sur ces axes à prendre des mesures permettant de faciliter la libre circulation des personnes et de réduire les tracasseries routières.

    Séraphin Mapenzi

    Share.
    Leave A Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.