La cité de Mangina, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, continue de payer un lourd tribut à l’insécurité qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la soirée du mercredi 15 juillet, une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait près d’une dizaine de morts parmi les civils, selon plusieurs sources locales. Les assaillants ont également incendié plusieurs habitations et motos avant de prendre la fuite, laissant derrière eux un paysage de désolation.

Cette nouvelle incursion intervient moins de vingt-quatre heures après une précédente attaque dans la même cité, qui avait déjà coûté la vie à au moins quatre personnes. La succession de ces offensives en l’espace de deux jours alimente la peur au sein de la population, qui vit désormais sous la menace permanente de nouvelles violences.

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Les ADF, groupe armé actif depuis plusieurs années dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, sont régulièrement accusés de massacres de civils, d’enlèvements, de pillages et d’incendies de villages. Malgré les opérations militaires conjointes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise, ces rebelles continuent de mener des attaques meurtrières contre les populations civiles, notamment dans les territoires de Beni, Lubero, Mambasa et Irumu.

Ces dernières semaines, plusieurs localités du Grand Nord ont enregistré des attaques similaires, causant des dizaines de morts et de nombreux déplacés. Les organisations de la société civile dénoncent une dégradation persistante de la situation sécuritaire et exhortent les autorités à renforcer les dispositifs de protection des civils, particulièrement dans les zones les plus exposées.

À Mangina, la psychose est de nouveau perceptible. De nombreuses familles, traumatisées par les violences répétées, redoutent de nouvelles incursions des groupes armés. Plusieurs habitants appellent les autorités à prendre des mesures urgentes afin de restaurer la sécurité et permettre aux populations de reprendre une vie normale.

Alors que les recherches se poursuivent pour établir le bilan définitif de cette attaque, cette nouvelle tragédie rappelle une fois de plus les immenses défis sécuritaires auxquels demeure confronté l’est de la République démocratique du Congo, où les populations civiles continuent de payer le prix fort des violences armées plus particulièrement à l’Est de la République démocratique du Congo. 

Mukamba Mulebelwa Big-Merci

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