Un enseignant d’une école secondaire a été interpellé lundi 1er juin 2026 dans le village de Kibe, en groupement de Banakyungu, territoire de Mwenga au Sud-Kivu, pour tentative présumée de viol sur une fillette de 8 ans. L’affaire fait grand bruit dans la région.

Selon des sources locales, l’homme âgé de 57 ans, célibataire et anciennement divorcé, aurait profité d’un moment d’isolement pour attirer la mineure. Alertés par les cris de l’enfant, des voisins sont intervenus avant de maîtriser le présumé auteur et de le remettre aux autorités compétentes.

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La fillette a été conduite dans une structure sanitaire afin de recevoir des soins médicaux et un accompagnement psychologique.

Dans le village de Kibe, plusieurs habitants dénoncent un acte grave impliquant un enseignant, considéré comme une personne chargée de protéger et d’encadrer les enfants.

« Celui qui est censé protéger, éduquer et guider devient ici l’auteur présumé d’un crime qui détruit l’enfance », déplore un habitant de la région.

Une mère de famille exprime également son indignation face à cette situation :

« Comment un père, un enseignant, peut faire ça à une enfant qui pourrait être sa petite-fille ? Il a détruit la confiance qu’on avait dans nos écoles », s’indigne-t-elle.

Selon plusieurs sources locales, ce cas ne serait pas isolé dans cette partie du territoire de Mwenga. Des habitants affirment que d’autres faits similaires ont déjà été signalés ces dernières années sans aboutir à des sanctions judiciaires visibles.

« Ce n’est pas la première fois qu’on attrape quelqu’un ici pour viol sur enfant. Mais après, on ne sait plus ce que la justice fait. Ils sortent, ils reviennent, et nos enfants ne sont jamais en sécurité », affirme un notable du groupement.

Face à ce sentiment d’impunité, certains habitants évoquent la tentation de la justice populaire. Une situation que dénoncent les autorités locales et des acteurs de la société civile, rappelant que ces pratiques compromettent les enquêtes et risquent d’aggraver les violences.

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Ils appellent plutôt à une réponse judiciaire rapide et exemplaire afin de décourager les violences sexuelles sur mineurs et restaurer la confiance de la population envers la justice.

Ce nouveau cas relance le débat sur la protection des enfants dans les établissements scolaires de Mwenga et du Sud-Kivu en général. Plusieurs habitants réclament notamment le renforcement de la surveillance dans les écoles, la formation des enseignants sur l’éthique professionnelle ainsi qu’une meilleure prise en charge des victimes.

En attendant les résultats des enquêtes, les habitants de Kibe demandent que justice soit rendue afin de garantir la sécurité des enfants dans les milieux scolaires.

Mukamba Mulebelwa Big-Merci

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