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Au total 28 députés nationaux sont élus au compte de la province de l’Ituri, l’une des provinces sous le régime militaire depuis plus de 2 ans. Au cours des scrutins combinés de 20 décembre dernier, aucune femme n’a été élue au niveau national sur toute l’étendue des territoires que compte cette jeune province, sous le joug des groupes armés tant étrangers que locaux.

Polémique autour de l’absence de la femme

Cette question est devenue virale sur les réseaux sociaux après la proclamation provisoire des députés nationaux. L’Ituri avait plus de 1000 candidats à concourir pour 28 postes.

Beaucoup estiment que ces candidats sont les uns des poids lourds pour aider l’Ituri à se relever de ses nombreux défis dans les domaines des infrastructures, économie, éducation, sécurité (priorité des priorités) et d’autres défis.

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Des électeurs craignent que l’élection des autres ne soit un simple passeport pour que des élus restent à Kinshasa, abandonnant leurs électeurs à leur triste sort.

Mais l’absence  de la femme est un échec pour des organisations féminines et des partis politiques qui ont promis de faire de la représentation de la femme dans les institutions leur cheval de bataille.

Sur les réseaux sociaux, des électeurs ne ratent pas de se moquer de cet échec de l’absence de la femme parmi les 28 élus de la province de l’Ituri.

La femme, acteur clé pour la paix

La Province de l’Ituri est confrontée à l’activisme des groupes armés depuis des années. La province a été mise sous état de siège avec la province du Nord-Kivu pour espérer résoudre le problème d’insécurité devenu un casse-tête.

Des habitants espéraient donc que l’élection des femmes pouvait faciliter le retour de la paix dans la région.

Malheureusement, regrette une femme leader, la femme reste la victime de la gestion actuelle des institutions. Elle s’étonne de constater que la femme soit la première victime de l’insécurité dans la région, qu’elle participe activement à la recherche de la paix mais qu’on lui interdise de participer à la gestion des institutions de la République pour proposer et trouver des solutions efficaces.

En attendant, l’espoir est encore permis pour des nombreuses organisations féminines et des femmes actives dans des partis politiques. Nombreuses espèrent pouvoir être représentées dans l’Assemblée et le Gouvernement Provincial malgré qu’il n’y a pas eu de femme élue.

« Ce sera le seul espoir à l’heure actuelle », explique une activiste.

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Très peu de femmes ont été élues à l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo à l’issue des élections législatives du 20 décembre dernier. Au total 65 seulement sur les 477 élus nationaux.

Des organisations des femmes et des jeunes appellent à des réformes profondes et coercitives pour réussir à imposer une place pour la femme et les jeunes dans les institutions.

John Mary Ndika, à Bunia
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