A Kamanyola, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, les difficultés financières de certains ménages compromettent la continuité de la scolarité des enfants. Abandons scolaires, renvois répétés des élèves et retards dans l’apprentissage figurent parmi les conséquences répertoriées.
Dans plusieurs établissements scolaires de Kamanyola, le paiement des frais scolaires constitue une difficulté pour certaines familles. Selon M. Mbale Mutumoyi, préfet des études à l’Institut Kayange, cette situation perturbe le déroulement normal des activités scolaires et fragilise le parcours éducatif des enfants issus de ménages incapables de payer les sommes exigées.
Ce responsable scolaire évoque notamment les renvois répétés des élèves qui ne se sont pas encore acquittés de ces frais. Ces interruptions les privent d’heures de cours et les empêchent de suivre régulièrement les enseignements dispensés en classe.
Pour certains enfants, les difficultés deviennent plus importantes encore lorsqu’elles conduisent à l’abandon définitif de l’école. Les élèves concernés risquent d’accumuler des retards par rapport à leurs camarades, ce qui peut compliquer leur progression scolaire.
Mbale Mutumoyi souligne également que ces difficultés peuvent contribuer à la faiblesse des effectifs et des résultats scolaires observés dans plusieurs établissements à la fin de l’année.
Au-delà des établissements, cette situation soulève la question de l’accès à l’éducation pour les enfants dont les familles disposent de ressources limitées. La difficulté à couvrir les frais scolaires peut ainsi devenir un obstacle à la poursuite de leurs études.
Face à ces difficultés, le préfet des études invite les parents à assumer leurs responsabilités en veillant à la scolarisation de leurs enfants.
La collaboration entre les familles, les responsables scolaires et les autorités éducatives reste également nécessaire pour rechercher des solutions adaptées et limiter les interruptions de cours. L’enjeu est de permettre aux enfants de poursuivre leur apprentissage dans des conditions favorables, sans que les difficultés financières de leurs familles ne compromettent durablement leur parcours scolaire.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.
