Le gouvernement congolais a identifié 24.941 personnes et 155.598 têtes de bétail dans le cadre des opérations d’identification des éleveurs étrangers dits « Mbororo » dans les provinces du Bas-Uélé, du Haut-Uélé et du Nord-Ubangi. Ces chiffres ont été présentés samedi 24 octobre 2026, lors d’une réunion d’évaluation à mi-parcours présidée par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo.

Au cours de cette réunion, les superviseurs chargés des opérations dans les trois provinces ont présenté l’état d’avancement de leurs missions, les observations recueillies sur le terrain ainsi que les difficultés rencontrées.

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Selon Junior Kabanga, rapporteur national de la commission chargée de cette identification, certaines zones n’ont pas encore été couvertes. Il a indiqué que les opérations devront se poursuivre afin de compléter la collecte des données.

« Après avoir présenté ce rapport auprès de l’autorité, nous avons relevé qu’il y a des zones qui n’ont pas été couvertes et qu’il faudra continuer avec l’évaluation. Nous avons reçu des instructions claires de l’autorité pour parachever cette identification, dans le souci de la mise en place de la politique nationale sur la transhumance transfrontalière », a-t-il déclaré.

Vers une politique nationale de transhumance

À l’issue de la séance de travail, Jacquemain Shabani Lukoo a demandé aux experts de poursuivre leurs travaux, notamment les préparatifs d’un atelier consacré à l’élaboration d’une politique nationale de transhumance.

Ces opérations visent à permettre au gouvernement de disposer de données sur la présence et les déplacements des éleveurs concernés, ainsi que sur les itinéraires empruntés par leurs troupeaux.

Les informations collectées doivent contribuer à mieux encadrer la transhumance transfrontalière et à prévenir les conflits liés à la mobilité du bétail.

La poursuite de l’identification devrait ainsi permettre de compléter les données dans les zones encore non couvertes, avant l’élaboration d’un cadre national destiné à organiser les déplacements des troupeaux et à mieux gérer les enjeux liés à la transhumance en République démocratique du Congo.

Trésor Wilondja

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