Cinq civils, dont une femme et quatre hommes, ont été tués dans une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Les corps des victimes ont été retrouvés mardi 26 mai 2026 dans la localité de Mangangalo, située dans le groupement Bagnole, en chefferie de Babila-Babombi.
Selon Ram’s Malikidongo, activiste des droits humains basé dans la région, les victimes avaient été enlevées la veille dans le village voisin de Kitengi alors qu’elles travaillaient dans leurs champs.
D’après cette source, des hommes armés présumés membres des ADF ont fait irruption dans la zone avant de prendre les civils en otage pendant plusieurs heures.
« Cinq personnes ont été exécutées par des présumés ADF à Mangangalo. C’est ce mardi que les corps de ces civils ont été retrouvés », a déclaré Ram’s Malikidongo.
Les assaillants auraient exécuté les victimes après près de 24 heures de captivité avant de se retirer de la zone.
La découverte des corps a provoqué une vive panique au sein de la population locale. Plusieurs familles de Mangangalo et des villages voisins ont quitté leurs habitations durant la nuit, craignant de nouvelles incursions armées.
Dans cette partie du territoire de Mambasa, les attaques visant les cultivateurs deviennent de plus en plus fréquentes et perturbent fortement les activités agricoles, aggravant ainsi l’insécurité alimentaire.
Face à cette nouvelle tuerie, des acteurs locaux plaident pour un renforcement urgent du dispositif sécuritaire dans la région.
Ram’s Malikidongo appelle notamment au déploiement rapide des forces conjointes FARDC-UPDF afin de sécuriser durablement les villages et axes reculés du territoire de Mambasa, souvent insuffisamment couverts par les opérations militaires.
Le territoire de Mambasa demeure l’une des zones les plus affectées par les violences attribuées aux ADF depuis plusieurs années. Ce groupe armé d’origine ougandaise, affilié à l’État islamique, est régulièrement accusé d’attaques contre les civils, d’enlèvements, de pillages et de massacres dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du sud de l’Ituri.
Malgré les opérations conjointes menées depuis 2021 par les Forces armées de la RDC et l’armée ougandaise, la situation sécuritaire reste préoccupante dans plusieurs villages ruraux.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des FARDC ou de l’UPDF n’a encore été publiée concernant cette attaque survenue à Mangangalo.
