La Fondation Malese en Action dénonce de présumées complicités militaires après le massacre de neuf civils, survenu dans la nuit du 10 mai 2026 à Makumo, en province de l’Ituri.

    Dans un communiqué publié le 11 mai 2026, le président de la FOMAAC-RDC, Isaac Tsongo Mark, accuse à la fois les rebelles ADF-NALU et certaines autorités militaires d’avoir failli à leur mission de protection des civils.

    Selon cette organisation, plusieurs alertes auraient été lancées par des habitants avant l’attaque, sans qu’aucune intervention sécuritaire efficace ne soit engagée.

    « La complicité de certaines autorités militaires qui non seulement se méfient des alertes des paysans agriculteurs quelques heures avant la commission des faits, mais affichent aussi une inaction complice tout en coopérant avec les rebelles », déplore Isaac Tsongo Mark dans ce communiqué.

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    La Fondation Malese en Action affirme avoir appris « avec véhémence, les larmes ensanglantées dans les yeux et une profonde consternation » le carnage ayant coûté la vie à plusieurs habitants de Makumo.

    Face à cette situation, l’organisation réclame l’ouverture d’une enquête indépendante conduite par une mission extérieure à la zone afin d’établir les responsabilités autour de cette attaque meurtrière.

    La structure demande également au président Félix Tshisekedi de décréter l’état de guerre afin de mettre fin aux violences répétitives dans cette partie de l’Est de la RDC.

    « Il est temps de déclarer un état de guerre pour défendre l’intégrité du territoire national et mettre fin au bain de sang des Congolais. Les ADF-NALU doivent être traqués au même titre que les éléments de l’AFC-M23, c’est-à-dire jusqu’à leur dernier retranchement », peut-on lire dans ce même communiqué.

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    La FOMAAC estime par ailleurs que les opérations militaires contre les ADF-NALU devraient bénéficier de la même intensité que celles menées contre l’AFC-M23.

    Dans son message, l’organisation s’oppose aussi à toute initiative référendaire organisée sans la participation des zones sous occupation rebelle. Elle considère qu’un tel processus pourrait accentuer les risques de division et de balkanisation du pays.

    Le communiqué se conclut par un appel à l’unité nationale et à une gouvernance fondée sur les valeurs d’humanisme et de protection des populations civiles.

    Mwenge Kake

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