À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, les préparatifs commencent progressivement à Goma, au Nord-Kivu. Dans les marchés, les boutiques de fournitures scolaires et les ateliers de couture, parents et commerçants commencent à s’organiser. Mais cette année encore, les difficultés financières des ménages pèsent sur les préparatifs, poussant certaines familles à étaler leurs achats ou à privilégier des solutions moins coûteuses.
Dans plusieurs quartiers de Goma, l’approche de la rentrée scolaire se fait déjà sentir. Uniformes, cahiers, sacs, chaussures, stylos et autres fournitures commencent à être recherchés par les parents qui souhaitent éviter les dépenses de dernière minute.
Mais contrairement aux années précédentes, l’activité reste encore relativement faible dans certains secteurs, notamment dans les ateliers de couture.
Dans les ateliers visités, les machines à coudre tournent, mais les commandes restent limitées. Les couturières disent constater une baisse du nombre de parents qui font confectionner les uniformes scolaires de leurs enfants.
« Nous ne recevons pas des commandes comme d’habitude. Certains parents viennent pour faire coudre les uniformes de leurs enfants. Nous n’espérons pas avoir beaucoup de travail dans les prochains jours », témoigne Nadine Bulanga.
Face à cette situation, certaines couturières expliquent également avoir recours à la confection des uniformes pour les enfants de leurs propres familles, afin de réduire les dépenses des ménages.
« Ces derniers temps, nous cousons pour les enfants de nos familles afin d’aider et de diminuer le coût pour nos parents », ajoute-t-elle.
Pour Nelyanne Mushikuzi, les difficultés économiques poussent également certains parents à modifier leurs habitudes d’achat.
« Par rapport aux années précédentes, nous constatons que certains parents essaient de commencer les préparatifs moyennant le peu qu’ils ont. Ils se fient aussi à acheter les uniformes prêts à porter, sans tenir compte du tissu ou même de la qualité, pour éviter les frais de couture », explique-t-elle.
Cette tendance permet à certaines familles de réduire les dépenses liées à la confection, même si elle peut également modifier la demande adressée aux ateliers locaux.
Dans les boutiques spécialisées, les commerçants observent également les premiers mouvements liés à la rentrée.
Cahiers, stylos, sacs, chaussures et autres articles scolaires commencent progressivement à être achetés par les familles.
« Les parents commencent à acheter les cahiers, les stylos, les sacs et d’autres matériels. Pour le moment, l’affluence n’est pas encore très grande, mais nous nous préparons pour les jours à venir », témoigne un vendeur de fournitures scolaires.
Les commerçants s’attendent ainsi à une augmentation de la fréquentation à mesure que la date de la rentrée approchera.
Pour les parents, la rentrée scolaire constitue toutefois une période qui nécessite plusieurs dépenses en même temps.
Il faut notamment prévoir les uniformes, les cahiers, les chaussures, les sacs et les autres fournitures nécessaires aux enfants.
« Nous essayons de préparer les enfants petit à petit. Il faut acheter les uniformes, les cahiers, les chaussures et d’autres choses. C’est mieux de commencer tôt pour éviter les difficultés de dernière minute », explique une mère de famille.
Cette stratégie permet aux familles de répartir les dépenses sur plusieurs semaines, dans un contexte où les ressources financières restent limitées.
À Goma, les préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027 restent donc encore progressifs. Si les premiers achats sont déjà visibles dans les marchés et les boutiques, les ateliers de couture attendent encore une hausse des commandes.
Les commerçants et prestataires du secteur scolaire misent ainsi sur les prochaines semaines pour voir l’activité s’intensifier.
Pour les familles, l’enjeu consiste surtout à parvenir à réunir progressivement les moyens nécessaires pour assurer la rentrée de leurs enfants, alors que les dépenses scolaires représentent une charge importante pour les ménages.
