Le coup d’envoi officiel de l’année scolaire 2026-2027 a été donné ce mardi 1er septembre 2026 à Kinshasa par la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu. Près de 31 millions d’élèves sont attendus sur les bancs de l’école à travers la République démocratique du Congo, sous le signe de l’apprentissage, de la discipline et de la citoyenneté.

La ministre a présidé la cérémonie officielle de la rentrée scolaire aux complexes scolaires EP1 N’Sele ainsi qu’à l’Institut technique agricole et vétérinaire de N’Sele (ITAV/N’Sele).

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Selon Raïssa Malu, cette nouvelle année scolaire s’ouvre dans un contexte exigeant, mais également porteur d’espoir pour l’avenir de millions d’enfants congolais.

S’adressant directement à la communauté éducative, la ministre a insisté sur la responsabilité collective nécessaire pour assurer la réussite de cette année scolaire.

« Chers parents et surtout chers élèves, aujourd’hui, des millions d’enfants, filles et garçons, reprennent le chemin de l’école. Derrière chacune et chacun d’eux, il y a une famille qui espère, une enseignante, un enseignant qui s’engage, et une nation qui prépare son avenir », a-t-elle déclaré.

Garantir l’éducation malgré les conflits et les crises sanitaires

Cette rentrée scolaire intervient alors que plusieurs régions du pays restent confrontées à des contextes sécuritaires, conflictuels ou sanitaires particulièrement difficiles.

Face à ces défis, la ministre de l’Éducation nationale a réaffirmé la volonté des autorités de maintenir l’accès à l’instruction pour tous les enfants, y compris dans les zones affectées par les conflits armés, les déplacements de populations ou encore l’épidémie de maladie à virus Ebola.

« J’ai ainsi une pensée particulière pour nos élèves, nos enseignants et nos familles qui vivent dans les zones affectées par les conflits. Leur droit à l’éducation doit rester pleinement garanti », a souligné Raïssa Malu.

La ministre a également abordé les dispositions envisagées dans les zones touchées par Ebola afin d’éviter une interruption prolongée des apprentissages.

« Dans les zones concernées par Ebola, nous avons également préparé une réponse adaptée. Lorsque les conditions sanitaires le permettent, les cours se poursuivent en présentiel avec les mesures de prévention requises. Lorsque le niveau de risque l’exige, un dispositif léger d’enseignement à distance permet de maintenir les apprentissages et le lien avec l’école », a-t-elle expliqué.

Des ambitions pour des résultats concrets

Tout en saluant les efforts déployés au cours des derniers mois pour répondre aux différentes urgences auxquelles fait face le secteur éducatif, Raïssa Malu a insisté sur la nécessité de transformer ces initiatives en résultats concrets dans les établissements scolaires.

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« Notre responsabilité, cette année, est de faire en sorte qu’elles produisent des changements concrets dans les écoles et surtout dans les apprentissages de nos enfants », a-t-elle déclaré.

Pour les autorités éducatives, cette rentrée scolaire doit ainsi permettre de poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la discipline et promouvoir la citoyenneté auprès des élèves.

L’éducation face aux incertitudes dans l’Est

Mais au-delà des ambitions affichées depuis Kinshasa, cette année scolaire s’ouvre dans un contexte particulièrement difficile dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo.

Dans l’Est du pays, les affrontements armés, les déplacements massifs de populations et les crises humanitaires continuent d’avoir des conséquences directes sur l’accès des enfants à l’éducation.

À ces défis sécuritaires s’ajoutent également les préoccupations sanitaires, notamment dans les zones touchées par l’épidémie de maladie à virus Ebola.

Entre les détonations qui persistent dans certaines régions, les familles contraintes de fuir leurs villages et les crises sanitaires récurrentes, le pari de l’éducation en RDC reste confronté à de nombreuses incertitudes.

Cette rentrée scolaire rappelle ainsi que, sur les bancs de l’école comme dans les zones affectées par les conflits, c’est une partie importante de l’avenir de toute une génération qui continue de se jouer.

Joseph Aciza

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