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    Le camp Katumbi appelle à l’annulation des élections « chaotiques et entachées des fraudes massives ». Dans une déclaration signée par des candidats Président qui ont désisté en faveur de Moïse Katumbi et consultée par La Prunelle RDC, les signataires demandent la démission de Kadima  et la poursuite judiciaire contre lui avec les membres de son bureau pour avoir orchestré la fraude électorale.

    « Face à cette situation inacceptable, nous en appelons à l’annulation immédiate de ces élections chaotiques, entachées de fraudes massives telles que documentées par toutes les parties prenantes. Nous en appelons, en outre, à la démission immédiate du Président de la CENI, et sa mise en accusation ainsi que les autres membres du bureau, pour avoir planifié et orchestré la pire fraude électorale que notre pays n’ait jamais connue et avoir privé des millions de congolais de leur droit de vote ».

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    Les signataires de cette déclaration disent ne pas être prêts à accepter ces simulacres des résultats qui seront issus de ce processus et des Institutions qui en découlent, en violation de l’esprit et de la lettre de la Constitution du 18 février 2006.

    Ces candidats rappellent dans leur déclaration les irrégularités qui ont été enregistrées lors des élections du 20 décembre dernier.

    « Pour garantir le succès du bourrage massif d’urnes, la CENI a déployé diverses stratégies visant à réduire la présence des témoins de l’opposition, en les empêchant d’accéder aux bureaux de vote ou en les y délogeant. Ces stratégies ont consisté également en l’ouverture tardive des bureaux et la prorogation du vote sur plusieurs jours en violation de la loi électorale ainsi que  la distribution des machines à voter aux partisans cadres et organisations affiliées à l’Union sacrée de la nation, l’organisation du vote dans des sièges des partis politiques et dans les camps militaires », dénonce le camp Katumbi.

    Ces leaders politiques de l’opposition parlent aussi de la pré configuration des machines avec des stocks de votes favorables au Président sortant.

    Selon eux,  dans beaucoup de cas, les machines n’ont pas été initialisées devant les témoins comme l’exige la loi mais plutôt à partir des antennes de la CENI.

    Ils fustigent aussi l’acceptation du vote sans carte d’électeur lisible, l’intimidation des électeurs par des militants du camp du président sortant dans plusieurs bureaux de vote à travers le pays.

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    Ces leaders évoquent aussi l’utilisation des méthodes de bourrage traditionnelles et d’énormes retards dans la livraison des ressources électorales pour limiter la participation au profit de la manipulation du processus de compilation des résultats mais aussi l’utilisation sur toute l’étendue du pays des urnes non scellées.

    Il faut signaler qu’avant la dénonciation des partis politiques de l’opposition, des vidéos et témoignages sur les irrégularités électorales ont circulé sur la toile.

    Quelques jours après les élections, la Société Civile du Sud-Kivu avait publié un rapport reprochant la CENI d’avoir organisé des élections entachées des multiples irrégularités faisant craindre des conflits post-électoral.

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    Depuis lors, les déclarations ne cessent de se multiplier à travers le pays pour appeler à la démission de Denis Kadima et la réorganisation des élections.

    D’ailleurs certains candidats Président de la République ont annoncé leur manifestation pour  contester les résultats de ces élections d’ici le 27 Décembre 2023.

    Claudine Kitumaini

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