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    La Société Civile du Sud-Kivu demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre des mesures draconiennes et préventives concrètes contre les agresseurs de la RDC avant le désengagement progressif de la MONUSCO en RDC.

    Cette recommandation et d’autres sont contenues dans une lettre adressée à Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix en mission au Sud-Kivu, où le retrait va débuter en avril prochain.

    Lire aussi : RDC : au moins 2000 casques bleus prévus vont quitter le Sud-Kivu d’ici la fin du mois d’avril

    Tenant compte du contexte politique, sécuritaire et socio-économique de la RDC, la Société Civile craint qu’après le désengagement de la MONUSCO ne soit égal ou pire qu’avant.

    Celle-ci attire l’attention de l’ONU sur l’expérience malheureuse de la mission onusienne au Rwanda en 1994.

    Pour la Société Civile, il ne faut pas que les agresseurs  de la RDC et leurs acolytes profitent du désengagement de la MONUSCO  pour faire le déluge qui pourrait embraser toute la région.

    Cette structure insiste encore sur la publication des annexes du Rapport mapping pour que les crimes connus en RDC puissent être  sanctionnés.

    « De s’assumer et de changer le narratif des crimes et violations massives des droits humains commis en République Démocratique du Congo, en publiant les annexes du rapport mapping longtemps gardés dans les tiroirs des Nations Unies ».

     Elle demande aussi  au Conseil de sécurité  de veiller à la convocation d’un forum régional entre les acteurs de la Société civile, les hauts responsables politiques de la région (Chefs d’Etats) ainsi que les responsables des organisations régionales et internationales sur les nouveaux risques d’implosion des violences au niveau régional. 

    Lire aussi : MONUSCO: le retrait de la force onusienne commence par le Sud-Kivu à partir du 30 avril prochain 

    Elle demande de  mettre fin aux attitudes et discours diplomatiques ambigus de la Communauté internationale sur la situation de l’Est du Congo en condamnant et en punissant tous les auteurs des crimes graves par un Tribunal pénal international pour le Congo. 

    La Société Civile du Sud-Kivu propose également  que la MONUSCO envisage une grande réunion entre elle, le gouvernement congolais et la Société civile pour une bonne coordination de ce retrait et surtout appuyer cette coordination. 

    Il faut dire que dans cette lettre la Société Civile est revenue sur la question du genre, celle des femmes ainsi que les autres groupes marginalisés.

    Celle-ci a le sentiment du non accompli et du manque de coordination de l’action après le désengagement.

    Pour elle, cette question demeure prioritaire même si elle n’a pas les moyens et des stratégies lui sont légués  pour continuer ce combat.

    « Cette question reste un pari pour lequel l’ONU doit intransigeance ».

    Il faut signaler que  Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé  des opérations de maintien de la paix s’est entretenu avec les autorités politiques au Sud-Kivu, ce même samedi 03 février 2024. Il a annoncé qu’au moins 2000 casques bleus vont quitter la province d’ici fin avril.

    Claudine Kitumaini

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