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L’absence des servitudes dans différents quartiers populaires de la ville de Bukavu rend difficile la circulation des habitants et constitue un danger pour les habitants. Constat fait  lors d’une visite effectuée dans quelques quartiers de la ville de Bukavu ce lundi 8 février.

En effet, il s’observe la vente des parcelles partout, des parcelles sur lesquelles des maisons poussent comme des champignons sans respect des normes urbanistiques.

Une situation dénoncée par Eugide Mubalama, habitant du quartier Cikonyi à Bagira. Celui-ci indique que contrairement à l’ancien temps, des habitants de la ville de Bukavu ne respectent plus les servitudes lors de la construction de leurs maisons.

« Jadis, avant de construire sa maison,  tous les voisins devaient se rencontrer  afin de voir ensemble comment tracer le chemin qui répond aux normes et qui peut aider  à la circulation des gens. Actuellement, seuls les quartiers laissés par les belges possèdent des chemins qui répondent aux normes », a-t-il dit.

Cette situation est la conséquence des constructions anarchiques. Des gens achètent des parcelles de 8, 7 voire même 6 mètres et construisent sur tout l’espace. Ils empiètent même sur les servitudes afin de récupérer quelques centimètres.

Les quelques centimètres laisser servent alors de passage des personnes et des canalisations des eaux. Ici deux personnes ne peuvent pas s’y croiser comme le dit François Mukamba habitant du quartier Nyakaliba.

« Pendant des cérémonies de mariage au de deuil, le problème de passage des personnes se posent avec acquitté. Surtout quand il faut transporter un malade vers le lieu des soins ou un corps vers les cimetières », fait-il savoir.

Il indique que ce problème de manque des servitudes est à la base également de l’insécurité, car selon lui, les malfrats profitent de la petitesse des chemins pour se glisser dans les coins obscurs.

Il faut dire que des organisations de la société civile accusent souvent des cadres de base d’être à la base de cette situation. Elles les accusent de ventes des servitudes dans leurs entités, une situation que ces derniers nient toujours mais dont certains témoignages font l’objet de leurs complicités.

« Avec cette allure, dans les jours avenir la ville de Bukavu risque de ne pas avoir des chemins dans différents quartiers », fait observer un habitant du quartier Nkafu.

Julien Akilimali et Elie Munike, stagiaires UOB

 

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