L’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 Mars (AFC-M23) affirme que plusieurs localités des Hauts-Plateaux de Minembwe, dans les territoires de Fizi, Mwenga, Kabare et Kalehe, ont été la cible d’attaques menées ces derniers jours par les forces qu’elle qualifie de « coalisées du régime de Kinshasa ». Le mouvement rebelle évoque des bombardements aériens, des frappes de drones et des offensives terrestres ayant provoqué des pertes en vies humaines, des destructions d’habitations et des déplacements de populations civiles.
Dans une mise à jour rendue publique le vendredi 12 juin 2026, Lawrence Kanyuka, chef du département de la Communication, Médias, Postes et Télécommunications et porte-parole de l’AFC-M23, affirme que Minembwe-centre a été bombardé à deux reprises au cours de la journée.
Selon ce communiqué, des avions de chasse de type Sukhoi-25 auraient frappé cette agglomération à 10 heures 30 puis à 14 heures 45.
« Plusieurs victimes » auraient été enregistrées et « de nombreuses habitations » détruites, indique l’AFC-M23, ajoutant que « des familles entières se sont retrouvées ensevelies sous les décombres » à la suite de ces bombardements.
Le mouvement rebelle estime que « nul ne peut rester silencieux ni demeurer les bras croisés pendant que des compatriotes sont tués au vu et au su de tous », dénonçant ce qu’il considère comme des attaques contre des populations civiles.
La veille, soit le jeudi 11 juin, l’AFC-M23 affirmait déjà que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées selon elle par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les groupes Wazalendo, la Force nationale de défense du Burundi (FDNB) et des « mercenaires étrangers », avaient intensifié leurs opérations militaires dans plusieurs zones.
D’après le mouvement, des offensives simultanées auraient été menées entre 5 heures et 13 heures contre les localités de Gakenke, Irundu, Bidegu et Mikenke. L’AFC-M23 affirme que ces attaques auraient combiné l’engagement de troupes au sol avec l’utilisation de drones kamikazes et d’aéronefs de type KT-6.
Le groupe armé soutient également que des opérations militaires se seraient poursuivies entre 5 heures 30 et 13 heures dans le territoire de Kabare avant d’être étendues, à partir de 13 heures, aux zones de Kumadepo et Kasovu, dans le territoire de Kalehe.
« Face à cette intensification des hostilités, l’AFC-M23 réaffirme sa détermination à assurer la défense et la protection des populations civiles », indique le communiqué.
Dans une précédente mise à jour datée du 10 juin 2026, le mouvement rebelle avait déjà accusé les mêmes forces d’avoir lancé, à partir de 11 heures, des attaques contre Gakenke et ses environs, dans le secteur de Lulenge, sur les Hauts-Plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi.
L’AFC-M23 affirme que ces opérations auraient impliqué des drones de combat de type kamikaze, des appareils KT-6 ainsi que de l’artillerie lourde. Selon le mouvement, ces affrontements auraient causé « de lourdes pertes en vies humaines », détruit plusieurs habitations et entraîné des déplacements forcés de populations civiles.
Au moment de la publication de ces déclarations, aucune réaction officielle des FARDC ni du gouvernement congolais n’avait été obtenue concernant ces accusations formulées par l’AFC-M23. Les bilans avancés par le mouvement n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Ces nouvelles allégations interviennent dans un contexte de poursuite des affrontements dans l’est de la République démocratique du Congo, où les combats opposant les forces gouvernementales et les rebelles de l’AFC-M23 continuent d’alimenter les inquiétudes quant à la protection des populations civiles.
