Les forces vives de la ville de Baraka et du territoire de Fizi ont exprimé leur indignation après les incidents survenus lors du bouclage organisé le 30 juillet 2026. Dans une correspondance adressée au gouverneur du Sud-Kivu, elles dénoncent l’usage d’armes à feu par les forces de sécurité, qui aurait causé la mort d’un civil et fait quatre blessés graves. Elles réclament l’ouverture d’une enquête indépendante, la prise en charge des victimes et annoncent la suspension du paiement des taxes provinciales jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Dans cette lettre datée du 31 juillet 2026 et transmise à plusieurs autorités nationales, provinciales et locales, les organisations de la société civile rappellent avoir déjà exprimé leur opposition à un précédent bouclage à travers une correspondance antérieure.

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Elles regrettent que leurs préoccupations n’aient pas été prises en compte avant l’organisation d’une nouvelle opération.

Selon les signataires, l’intervention des forces de l’ordre lors du bouclage s’est soldée par des violences ayant entraîné la mort d’un citoyen ainsi que quatre blessés graves.

Face à cette situation, les forces vives demandent à la justice militaire d’ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités.

« Nous demandons à la justice militaire de diligenter une enquête impartiale afin que les auteurs, commanditaires et complices de ces actes soient identifiés et traduits en justice », peut-on lire dans la correspondance.

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Les organisations signataires sollicitent également l’intervention du gouverneur du Sud-Kivu pour assurer la prise en charge de l’ensemble des frais liés aux victimes de ces événements.

En signe de protestation, elles annoncent la suspension du paiement des taxes provinciales dans la ville de Baraka et le territoire de Fizi jusqu’au respect des engagements qu’elles attendent des autorités provinciales.

Les forces vives exigent en outre le départ du chef du Centre de la Direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes (DPMER) Fizi-Baraka, Benjamin Misanga Kanefu, estimant que cette mesure contribuerait à apaiser les tensions.

Les signataires appellent enfin l’ensemble des autorités destinataires de leur correspondance à s’impliquer afin que justice soit rendue et que de tels incidents ne se reproduisent plus.

À ce stade, les autorités provinciales du Sud-Kivu n’ont pas encore réagi publiquement aux revendications formulées par les forces vives de Baraka et de Fizi.

Jean Luc M

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