Les députés nationaux ont voté à l’unanimité, lundi 26 octobre 2026, en faveur du départ de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo, à la suite d’une enquête parlementaire sur la gestion des frais payés par les étudiants entre 2022 et 2025. Les élus soupçonnent des irrégularités dans la collecte et le reversement de certaines sommes dues à l’État. La décision doit être transmise ce mardi 27 octobre à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, à qui il reviendra d’examiner les suites à donner à cette demande.

Selon le député national André Mushongo, une partie des fonds perçus auprès des étudiants ne serait pas reversée dans les caisses de l’État. Les préoccupations portent notamment sur les frais destinés à la construction des bâtiments universitaires et ceux exigés pour la reconnaissance des diplômes.

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Pour examiner cette situation, une équipe de 23 députés nationaux avait été mise en place le 7 mai 2026. Sa mission consistait à analyser les frais payés par les étudiants au cours de la période allant de 2022 à 2025, afin de vérifier la gestion de ces ressources et leur éventuel reversement au Trésor public conformément aux règles en vigueur.

À l’issue de cette démarche, les députés ont décidé de réclamer le départ de la ministre. Ce vote traduit leur volonté d’obtenir des suites aux préoccupations soulevées par l’enquête parlementaire.

La décision finale attendue de la Première ministre

La demande des députés doit être transmise à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Il lui appartiendra d’examiner le dossier et de déterminer les suites à réserver à la démarche parlementaire, dans le respect des procédures institutionnelles applicables.

Le vote des députés ne constitue toutefois pas, à lui seul, une décision officielle de révocation de Marie-Thérèse Sombo. Les accusations relatives au non-reversement de certains frais doivent également être appréciées au regard des conclusions de l’enquête et des éventuelles explications des responsables concernés.

Jusqu’à présent, la ministre n’a pas réagi publiquement à la demande de départ formulée par les élus. Sa position sur les conclusions de l’enquête et les irrégularités évoquées reste donc attendue.

La transparence des frais académiques au cœur du débat

Cette affaire relance les interrogations sur la transparence dans la gestion financière des établissements d’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo. Elle remet notamment en question les mécanismes de contrôle des sommes exigées aux étudiants et leur affectation effective.

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Pour les étudiants et leurs familles, les frais académiques et les autres contributions représentent une charge financière importante. La transparence dans leur perception et leur utilisation constitue donc un enjeu essentiel pour renforcer la confiance entre les établissements universitaires, les autorités publiques et les communautés estudiantines.

Au-delà du sort de la ministre, ce dossier met en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle financier dans le secteur de l’ESU, afin de garantir une gestion transparente des ressources collectées et de veiller à ce que les fonds publics soient utilisés conformément à leur destination.

Minja Loïs

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