Le gouverneur militaire du Nord-Kivu a réagi aux revendications de certains militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui réclament son départ à la tête de la province.

Dans son intervention, il a appelé les jeunes à privilégier le dialogue et le respect des lois, tout en rappelant le contexte particulier de l’état de siège.

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« Nous sommes en état de siège. Une certaine liberté, les gens doivent comprendre que ça va. Mais pour retrouver sa liberté rapidement, il suffit d’observer ce qu’on vous demande d’observer et vous allez voir que l’état de siège va disparaître très vite », a-t-il déclaré.

Le gouverneur a également répondu aux critiques concernant l’affectation de certains agents dans les services publics, notamment à la Direction générale des recettes du Nord-Kivu (DGRNK). Il affirme que les nominations ne reposent pas uniquement sur des considérations politiques.

« On ne nomme pas les gens sur base seulement d’une orientation politique. Il y a d’autres facteurs. Et on ne peut pas nommer tout le monde à la fois », a-t-il expliqué.

Sur la question du chômage des jeunes, l’autorité provinciale estime que la création d’emplois peut contribuer à réduire l’insécurité, notamment dans une province confrontée à la présence de groupes armés.

Il cite notamment la relance de la SOMINKI, l’opérationnalisation de l’aéroport de Mavivi et le projet de cimenterie au Nord-Kivu parmi les initiatives susceptibles de créer des opportunités économiques.

« Nous aussi, on n’est pas infaillible »

Face aux critiques, le gouverneur militaire annonce également son intention de rencontrer les jeunes issus de différentes sensibilités afin d’écouter leurs préoccupations.

« Je vais rencontrer tous les jeunes dans leur diversité, discuter avec eux, les sensibiliser, écouter leurs doléances. S’il y a des endroits où nous avons failli, parce que nous aussi, on n’est pas infaillible, on va corriger. »

Il rejette par ailleurs les accusations de manipulation politique et affirme vouloir rester en dehors des querelles partisanes.

« Moi, je ne suis pas politique. Je suis militaire. Même si on m’impose un poste politique, je souhaiterais que ce soit pour le plus bref délai possible et que mon pays continue son bon chemin démocratique. »

Sécurité et recherche de la paix

Le gouverneur a enfin évoqué la situation sécuritaire dans la province, notamment les menaces liées au M23 et aux ADF, ainsi que les initiatives diplomatiques visant à mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC.

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Il s’est dit favorable aux efforts visant à parvenir à une solution pacifique à la crise sécuritaire dans le Nord-Kivu et dans la région des Grands Lacs.

Cette réaction intervient dans un contexte marqué par des revendications de certains militants de l’UDPS autour de la gouvernance provinciale, des nominations, de l’emploi des jeunes et de la gestion des services publics. Le gouverneur affirme, de son côté, privilégier le dialogue et se dit disposé à entendre les critiques afin d’apporter des corrections lorsque cela s’avère nécessaire.

Christelle Omoyi

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