L’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23) a démenti les informations faisant état d’un éventuel retrait de ses combattants des territoires qu’elle contrôle dans l’est de la République démocratique du Congo. Le mouvement affirme qu’il n’a pris aucun engagement en ce sens et assure qu’il entend maintenir sa présence dans ces zones.
Cette mise au point intervient alors que des informations largement relayées sur les réseaux sociaux, faisant référence à des déclarations attribuées au secrétaire d’État américain Marco Rubio, évoquaient un possible retrait des combattants de l’AFC-M23 à partir du 15 juillet, dans le cadre des initiatives diplomatiques en cours pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de la RDC.
S’exprimant publiquement, Benjamin Mbonipa, cadre militaire de l’AFC-M23, a rejeté ces informations, qu’il qualifie de fausses interprétations.
« Depuis les réseaux sociaux, ils ont trompé la population en disant que nous allons quitter. Où est-ce que nous en sommes ? Nous sommes toujours là et nous ne quitterons pas », a-t-il déclaré.
Le responsable militaire affirme que le mouvement entend poursuivre sa présence dans les territoires qu’il contrôle, qu’il présente comme une démarche visant à préserver la sécurité et à favoriser le développement des populations locales.
« Je rassure la population que nous ne sommes pas là pour quitter. Au contraire, nous sommes là pour consolider la paix qu’elle a. La paix est une denrée rare, tout comme la sécurité, mais aussi le développement afin que la population puisse se prendre en charge, développer son milieu ainsi que le secteur économique », a poursuivi Benjamin Mbonipa.
Il a également évoqué les récents mouvements observés sur certaines lignes de front, estimant qu’ils relevaient uniquement de considérations tactiques.
« Il n’est pas question de quitter. Nous ne quittons pas. Nous pouvons faire un pas en arrière pour en faire mille autres plus bénéfiques. C’était un problème et une stratégie militaire qui n’a rien à voir avec le brouhaha des réseaux sociaux », a-t-il conclu.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où plusieurs initiatives diplomatiques sont en cours pour tenter de consolider le cessez-le-feu et relancer le dialogue entre les parties au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.
