La Dynamique des mouvements citoyens congolais (DMCC) a annoncé qu’elle organisera, sous l’impulsion de la société civile, les commémorations du Genocost prévues le 2 août 2026, tout en prenant ses distances avec les autorités congolaises. Dans un communiqué publié le 2 juillet, la plateforme indique qu’elle n’associera pas les institutions étatiques à cette édition, malgré l’officialisation de cette journée de commémoration au niveau national.
Célébrée chaque 2 août, la Journée du Genocost est consacrée à la mémoire des victimes des violences de masse, des conflits armés, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des graves violations des droits humains commis en République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies. Ce concept est porté par plusieurs organisations de la société civile afin d’obtenir la reconnaissance des souffrances subies par les populations congolaises, particulièrement dans l’est du pays.
Dans son communiqué, la DMCC rappelle avoir été parmi les principales organisations à l’origine du plaidoyer ayant conduit à la reconnaissance officielle du Genocost comme journée nationale de commémoration. Selon elle, cette avancée est le fruit de plusieurs années de mobilisation citoyenne et d’actions de plaidoyer menées par la société civile en faveur de la mémoire des victimes.
Toutefois, la plateforme affirme qu’elle ne prendra pas part aux activités organisées avec les autorités cette année. Elle justifie cette décision par ce qu’elle qualifie de mauvaise gestion des ressources destinées aux victimes.
La DMCC accuse notamment les autorités de détourner les fonds alloués aux victimes du Genocost, estimant que ces ressources sont le résultat des efforts de plaidoyer menés par les organisations citoyennes. Ces accusations figurent dans le communiqué de la plateforme. Au moment de la publication, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’avait été enregistrée à ce sujet.
La Dynamique des mouvements citoyens congolais précise que les cérémonies du 2 août seront organisées sous la conduite de la société civile. Les lieux ainsi que le programme détaillé des différentes activités seront communiqués au cours du mois de juillet.
À travers cette initiative, la plateforme dit vouloir préserver l’esprit de cette journée de recueillement, qu’elle présente comme un moment de mémoire, de justice et d’hommage aux millions de victimes des conflits ayant marqué l’histoire récente de la République démocratique du Congo.
