À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain célébrée le 16 juin 2026, l’UNICEF a appelé les gouvernements, le secteur privé et les partenaires internationaux à intensifier les investissements dans l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène (EHA), considérés comme des éléments essentiels à la santé, à la dignité et au développement des enfants africains.

Dans un communiqué publié à cette occasion, l’agence des Nations Unies souligne que l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène demeure un défi majeur pour des millions d’enfants sur le continent, alors même que l’année 2026 est placée sous le signe de « l’Année africaine de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène » sous la présidence du Burundi à l’Union africaine.

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L’UNICEF rappelle que la Journée de l’Enfant africain commémore le soulèvement de Soweto en Afrique du Sud en 1976, lorsque des enfants ont perdu la vie en réclamant leur droit à une éducation de qualité. Cinquante ans après cet événement historique, l’organisation estime que la défense des droits de l’enfant passe également par un accès universel à des services essentiels garantissant leur survie et leur bien-être.

Pour l’UNICEF, cette année représente une opportunité de transformer les engagements politiques en actions concrètes. Malgré certaines avancées enregistrées au Burundi, les défis restent importants. Selon les données 2025 du Programme conjoint OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène, seulement 66 % de la population burundaise dispose d’un accès de base à l’eau potable, avec de fortes disparités entre les zones urbaines et rurales.

Face aux effets croissants du changement climatique sur les ressources en eau, l’organisation affirme avoir poursuivi ses interventions en faveur des communautés les plus vulnérables. En 2025, près de 98.000 personnes ont bénéficié de nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau potable résilients aux aléas climatiques, tandis que plus de 554 000 personnes ont accédé à des services d’assainissement de base.

L’UNICEF indique également que ces actions ont permis à 184 communautés d’abandonner la pratique de la défécation à l’air libre. Par ailleurs, plus d’un million de personnes ont été sensibilisées aux bonnes pratiques d’hygiène, notamment au lavage régulier des mains.

L’organisation met également en avant les progrès réalisés dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Au cours de l’année écoulée, 74 écoles et 34 centres de santé ont été dotés d’infrastructures d’eau et d’assainissement. Ces investissements contribuent notamment à réduire l’absentéisme scolaire, particulièrement chez les adolescentes confrontées au manque d’installations adaptées à l’hygiène menstruelle.

Pour France Bégin, représentante de l’UNICEF au Burundi, garantir l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène constitue une condition indispensable pour assurer la survie, la santé, le développement et la dignité des enfants.

Au-delà du Burundi, l’UNICEF souligne que les défis sont mondiaux. Selon son rapport 2026, près de 99 % des enfants dans le monde sont exposés à au moins un risque climatique extrême, notamment les sécheresses, les inondations ou les tempêtes, qui compromettent davantage l’accès aux services essentiels.

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L’agence onusienne estime que l’amélioration durable des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène demeure l’un des moyens les plus efficaces de protéger les enfants et de leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel.

Elle appelle ainsi l’ensemble des acteurs concernés à unir leurs efforts pour développer des infrastructures résilientes et durables, rappelant que l’avenir de l’Afrique dépend de la capacité à offrir à chaque enfant un environnement sain, sûr et protecteur.

Christelle Omoyi

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