À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée ce 16 juin à travers le continent, la situation de nombreux enfants vivant dans les rues de Goma rappelle les défis persistants liés à la protection de l’enfance. Dans plusieurs carrefours, marchés et lieux de culte de la ville, des dizaines de mineurs sont quotidiennement contraints à la mendicité pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.
Selon les observations réalisées par un reporter de La Prunelle RDC, de nombreux enfants vivent dans une situation de grande précarité, marquée par l’insécurité, la promiscuité, les maladies et l’absence d’accès régulier à l’éducation. Pour ces mineurs, la recherche de nourriture est devenue une priorité qui relègue au second plan plusieurs droits fondamentaux pourtant reconnus aux enfants.
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Derrière cette réalité se cachent des parcours de vie souvent marqués par la pauvreté et les difficultés familiales. Héritier, rencontré dans les rues de Goma, explique que la mendicité est devenue pour lui un moyen de lutter contre la faim. Il affirme que certaines journées se terminent sans qu’il puisse rapporter de quoi manger à la maison.
À Nyabushongo, Aimable évoque quant à lui les conséquences de la hausse du coût de la vie sur sa famille. Selon lui, les ressources du ménage ne permettent plus de couvrir les besoins essentiels, notamment en matière d’alimentation et de soins de santé.
Pour Kito, la situation est aggravée par le handicap de sa mère. Il raconte que lui et ses frères sont souvent contraints de chercher de l’aide dans la rue lorsque la famille ne dispose plus de nourriture suffisante.
Face à cette situation, plusieurs acteurs engagés dans la protection de l’enfance appellent à des réponses durables. Ils estiment que si l’assistance ponctuelle apportée par des particuliers permet de soulager certaines souffrances immédiates, elle ne constitue pas une solution à long terme.
Ces acteurs plaident notamment pour le renforcement des mécanismes de lutte contre la pauvreté, l’amélioration de la protection sociale en faveur des ménages vulnérables, particulièrement ceux dirigés par une seule personne ou vivant avec un handicap, ainsi que pour un meilleur accès des enfants à l’éducation.
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Pour eux, l’école demeure l’un des principaux moyens de prévenir l’exploitation économique des enfants et de réduire les risques liés à la vie dans la rue.
À l’occasion de cette Journée de l’Enfant Africain, plusieurs voix rappellent ainsi que la présence d’enfants mendiants dans les rues de Goma ne doit pas être considérée comme une fatalité, mais comme le reflet de défis sociaux et économiques qui nécessitent une mobilisation accrue des autorités, des organisations de protection de l’enfance et de l’ensemble de la communauté.
