À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée ce 16 juin 2026, le Réseau Communautaire pour la Protection des Enfants (RECOPE) de Cirunga a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences des conflits armés qui continuent d’affecter les enfants dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Dans un message rendu public mardi et consulté par la rédaction centrale de La Prunelle RDC, l’organisation dénonce les nombreuses violations des droits fondamentaux des enfants, notamment en matière de sécurité, d’éducation et de protection.

Selon Zihalirwa Nyakura, membre du RECOPE de Cirunga, plusieurs enfants ont perdu la vie lors des affrontements entre groupes armés dans la région. D’autres auraient été emmenés vers des destinations inconnues, laissant leurs familles dans l’angoisse et sans nouvelles de leurs proches.

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L’organisation s’inquiète également du sort des enfants déplacés par les violences, qui vivent dans des conditions humanitaires particulièrement difficiles. Ces derniers sont souvent confrontés à un accès limité à l’éducation, aux soins de santé et à une protection adéquate, en violation de leurs droits fondamentaux.

À l’occasion de cette journée dédiée aux droits de l’enfant africain, le RECOPE a adressé un message de solidarité à tous les enfants contraints de grandir dans un environnement marqué par l’insécurité, les déplacements forcés et les conséquences des conflits armés.

« Chaque enfant a le droit de grandir en sécurité, d’aller à l’école et de rêver, loin des conflits. Nous invitons les autorités et les organisations de défense des droits des enfants à agir pour leur protection et à bâtir un avenir où la paix n’est plus un privilège, mais une réalité », a déclaré l’organisation.

Le RECOPE appelle par ailleurs toutes les parties impliquées dans les conflits à respecter les engagements internationaux relatifs à la protection des enfants en période de guerre. L’organisation plaide notamment pour la libération de tous les enfants arrêtés ou assimilés à des groupes armés, rappelant que les mineurs doivent être protégés conformément aux principes du droit international humanitaire et de la Convention relative aux droits de l’enfant.

La Journée de l’Enfant Africain est célébrée chaque année le 16 juin. Instituée en 1991 par l’Organisation de l’Unité Africaine, aujourd’hui devenue l’Union Africaine, elle commémore le soulèvement de Soweto en Afrique du Sud en 1976, au cours duquel des centaines d’enfants ont été tués alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour leur droit à une éducation de qualité.

De son côté, l’UNICEF, en collaboration avec l’Union africaine, met cette année l’accent sur plusieurs défis liés aux droits des enfants, notamment l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’organisation rappelle que l’eau insalubre et le manque d’hygiène demeurent des facteurs majeurs de mortalité infantile et de malnutrition.

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L’UNICEF plaide également pour la mise en place d’infrastructures scolaires adaptées, notamment des latrines séparées et fonctionnelles pour les filles et les garçons. En République démocratique du Congo, où de nombreux enfants restent affectés par les crises humanitaires, les déplacements de populations et l’insécurité, l’agence onusienne insiste sur l’urgence de garantir l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services sociaux de base.

Pour le RECOPE, la Journée de l’Enfant Africain doit être une occasion de renforcer les actions en faveur de la protection des enfants, particulièrement dans les zones touchées par les conflits, afin de leur offrir un avenir plus sûr et plus digne.

Vinciane Ntabala

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