La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la chefferie des Babila Babombi, en territoire de Mambasa, où au moins 14 civils ont été tués en l’espace de deux jours lors de nouvelles attaques attribuées aux présumés rebelles des Forces démocratiques alliées.
Selon l’organisation de défense des droits humains Action pour la Promotion et la Défense des Droits des Personnes vulnérables, citant son coordonnateur territorial Ram’s Malikidogo, sept corps sans vie ont été découverts dimanche 17 mai 2026 sur l’axe Ntombilo, près de Biakato. Cette découverte intervient après une précédente attaque survenue la veille, qui avait déjà coûté la vie à trois civils.
Le bilan s’est aggravé quelques heures plus tard avec la découverte de quatre autres corps, toutes des femmes, dans la zone de Camp Rwenzori. Une pharmacie y aurait été pillée lors de l’incursion et plusieurs habitants restent portés disparus.
D’après les mêmes sources, des mouvements suspects de combattants armés ont également été signalés dans les carrés miniers de Malindi, Sianaï et Camp Rwenzori, où les assaillants circuleraient encore librement malgré les opérations militaires en cours.
Face à cette nouvelle vague de violences, la population locale vit dans une profonde psychose et appelle les autorités congolaises ainsi que les forces de sécurité à renforcer urgemment les dispositifs de protection des civils dans cette partie du territoire de Mambasa.
Les habitants demandent également au gouvernement central d’accorder à la crise sécuritaire de Mambasa la même attention qu’aux autres foyers de violences enregistrés dans l’est de la République démocratique du Congo.
En attendant, les acteurs locaux invitent les populations à rester vigilantes et à éviter les zones considérées comme dangereuses en raison de la présence persistante des groupes armés.
