Swisscontact en RDC a procédé ce vendredi 15 mai 2026 à Bukavu à la cérémonie de clôture et de capitalisation du projet « Uni.e.s pour l’égalité des genres » (UPEG), mis en œuvre au Sud-Kivu depuis avril 2023 avec l’appui financier de l’Union européenne à travers Enabel.
Exécuté par Swisscontact en collaboration avec la Fondation Panzi, ce projet visait à contribuer à l’éradication des violences basées sur le genre en renforçant l’autonomisation socio-économique et le leadership des femmes congolaises, tout en améliorant les opportunités d’emploi des jeunes, particulièrement des filles et des femmes.
Selon les chiffres présentés lors de cette cérémonie organisée à la salle Stella Duce du Collège Alfajiri, 3.976 jeunes, dont 2.518 femmes, ont bénéficié de séances d’orientation professionnelle. Parmi eux, 2 094 jeunes, dont 1.291 femmes, ont été inscrits dans des formations techniques et 2.047 jeunes, dont 1.257 femmes, ont finalisé leur formation qualifiante.
Le projet a également permis de former 566 personnes, dont 350 hommes, sur les questions liées aux masculinités positives et au leadership transformateur.
Depuis son lancement en avril 2023, le projet UPEG a développé plusieurs activités centrées sur la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, l’alphabétisation financière, la microfinance, le coaching systémique ainsi que le renforcement des capacités en leadership et en promotion de l’égalité des genres.
Intervenant lors de cette cérémonie, Elvis Amani a souligné que l’une des principales innovations du projet réside dans son approche mixte du genre.
« Les femmes ont été impliquées dans le leadership féminin, dans la formation professionnelle, le partage d’expériences entre les anciennes et les nouvelles formées ainsi que dans les activités de réseautage », a-t-il expliqué.
Il estime également que le projet a contribué à améliorer progressivement les revenus des bénéficiaires grâce à l’accès à l’emploi et à l’auto-emploi après les formations.
« Certains jeunes ont trouvé du travail après la formation, d’autres se sont auto-pris en charge. Cela a contribué à l’augmentation progressive des revenus des jeunes », a-t-il affirmé.
De son côté, Madlaina Bruderer s’est dite satisfaite des résultats obtenus et a insisté sur l’importance de la pérennisation des acquis à travers le renforcement des capacités des jeunes bénéficiaires.
« Je suis très contente des résultats. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les témoignages montrent que ce projet a porté des fruits et contribue à transformer progressivement le marché du travail au Sud-Kivu », a-t-elle déclaré.
Plusieurs bénéficiaires ont également partagé leurs expériences durant la cérémonie.
Anna Balumista, formée en électricité et photovoltaïque, affirme avoir créé avec d’autres jeunes une entreprise spécialisée dans les installations électriques et la fabrication de lampes modernes.
« J’aimerais conseiller surtout les femmes à ne pas se limiter uniquement à l’université, mais à apprendre aussi des métiers techniques qui sont aujourd’hui parmi les plus rémunérateurs », a-t-elle témoigné.
Pour sa part, Akonkwa Biribinja, formé dans le garnissage des meubles, explique que cette formation a complètement changé sa situation de vie.
« Avant cette formation, je ne faisais rien. Aujourd’hui, grâce à mon travail, je peux subvenir à mes besoins et même payer la scolarité de mes petits frères », a-t-il confié.
À travers cette cérémonie de clôture, Swisscontact RDC a également voulu capitaliser les expériences acquises durant les trois années du projet et encourager les acteurs locaux à poursuivre les efforts en faveur de l’autonomisation des jeunes et de l’égalité des genres au Sud-Kivu.
Esther Rehema
