À l’occasion de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix célébrée chaque 16 mai, Furaha Muhemedi Merveille estime que le mariage multiculturel constitue un facteur important dans le renforcement du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans la région des Grands Lacs.
Pour cette année 2026, la célébration est placée sous le thème : « L’accueil et l’inclusion ».
Selon la chargée de programme au sein de l’Association pour la Promotion de l’Entrepreneuriat des Femmes (APEF), l’union entre deux personnes issues de cultures, tribus ou communautés différentes favorise la compréhension mutuelle, le respect des différences et le rapprochement entre les familles.
Elle explique que ces unions permettent souvent de réduire les préjugés et démontrent qu’il est possible de vivre ensemble malgré les diversités culturelles et communautaires.
D’après elle, plusieurs familles issues de différentes communautés vivent aujourd’hui en harmonie grâce aux liens créés par le mariage.
« Dans certains cas, ces unions ont permis de renforcer les relations entre communautés qui se méfiaient auparavant les unes des autres. À travers les échanges familiaux, les célébrations communes et l’éducation des enfants dans le respect des deux cultures, ces mariages contribuent progressivement à construire la cohésion sociale », souligne-t-elle.
Furaha Merveille met également en avant plusieurs mécanismes pouvant favoriser le vivre-ensemble dans la communauté et dans la région.
« Pour promouvoir le vivre-ensemble, la communauté devrait également investir dans le dialogue communautaire, l’éducation à la paix, les activités culturelles communes ainsi que les initiatives économiques réunissant différentes communautés », explique-t-elle.
Elle insiste aussi sur l’importance d’impliquer les jeunes, les femmes, les leaders communautaires et religieux dans des actions de sensibilisation afin de lutter contre les discours de haine et les divisions.
Enfin, Furaha Merveille appelle les populations de la sous-région des Grands Lacs à privilégier l’unité, la tolérance et le respect mutuel malgré les tensions actuelles.
« Nos différences ne doivent pas être une source de conflit mais une richesse pour construire ensemble un avenir meilleur. La paix commence dans nos familles, nos communautés et dans notre manière de considérer l’autre. Ensemble, nous pouvons bâtir une région fondée sur la solidarité, la justice et le vivre-ensemble », conclut-elle.
