À Bukavu, la Journée internationale des droits des femmes n’a pas été qu’une simple commémoration. Au complexe scolaire Denis Mukwege, elle s’est transformée en un véritable espace d’expression, de réflexion et d’engagement des jeunes en faveur de l’égalité de genre.

Samedi 28 mars, dans la grande salle de la Fondation Panzi, élèves, enseignants et invités ont pris part à une série d’activités parascolaires destinées à promouvoir les droits des femmes et leur place dans la société. Une initiative éducative et citoyenne portée par l’établissement, dans un contexte où les enjeux liés aux violences faites aux femmes restent préoccupants.

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Au programme : slam, danse, prestations musicales, concours de génies en herbe et match d’éloquence. Des activités variées, mais toutes orientées vers un même objectif : sensibiliser et éveiller les consciences.

Moment fort de la journée, les pièces théâtrales présentées par les élèves ont mis en lumière les violences faites aux femmes, avec un accent particulier sur les violences numériques. Un phénomène de plus en plus répandu en milieu scolaire, qui affecte de nombreuses jeunes filles.

Pour le préfet de l’établissement, Bahogwere Ruzibuka, cette activité va bien au-delà du cadre festif.

« À travers les prestations des élèves, nous avons vu que la femme a les mêmes droits que l’homme, notamment le droit à l’héritage. Cette journée nous a permis non seulement de former les enfants, mais aussi d’informer sur les droits de la femme », a-t-il souligné.

Même lecture du côté des élèves, qui perçoivent cette journée comme un moment de prise de conscience.

« La Journée de la femme n’est pas seulement une fête, c’est aussi une lutte. Des femmes se battent chaque jour pour leurs droits et pour être valorisées », a confié Ahadi Magambo.

Sur scène, les messages se sont aussi faits plus personnels et inspirants. À travers un slam engagé, Ashuza Daniella a appelé les femmes à croire en leur force intérieure.

« Les femmes doivent se rappeler qu’elles sont courageuses. Même si le monde a tendance à les décevoir, elles doivent rester fortes », a-t-elle lancé sous les applaudissements.

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À travers cette célébration, le complexe scolaire Denis Mukwege confirme sa volonté de contribuer activement à l’éducation des jeunes sur l’égalité des sexes et à la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Une manière, pour cette école de Bukavu, de rappeler que la promotion des droits des femmes commence aussi sur les bancs de l’école.

Esther Rehema

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