À l’occasion d’un hommage public rendu aux femmes de l’Est de la République démocratique du Congo, Jean-Chrysostome Kijana, président national de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, a salué la résilience des femmes de Goma et de Bukavu, les qualifiant de « sentinelles de l’espoir ».

Dans un message diffusé le 8 mars 2027, il souligne que la résilience des femmes de la région constitue un acte quotidien de résistance face aux multiples défis sécuritaires, économiques et sociaux qui frappent l’Est du pays depuis plusieurs décennies.

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Selon lui, les femmes du Kivu marchent entre deux réalités lourdes : l’activité volcanique et l’insécurité persistante. À Goma, elles continuent leurs activités économiques malgré la menace du volcan, tandis qu’à Bukavu, elles symbolisent la force des collines et la profondeur du Lac Kivu dans la vie quotidienne.

Dans son hommage, le leader de la société civile rappelle que les femmes du Kivu sont souvent perçues comme des victimes des conflits armés, mais qu’elles sont en réalité des « architectes du futur ».

Il insiste sur leur rôle dans la transformation des réalités socioéconomiques locales, affirmant que ces femmes transforment la « poussière en commerce », le silence en plaidoyer et l’incertitude en ressources pour leurs familles.

Les marchés populaires, notamment le Marché de Virunga et les espaces commerciaux de Kadutu, restent des lieux où les femmes affrontent quotidiennement les difficultés sécuritaires et économiques pour assurer la survie de leurs ménages.

Malgré les dangers liés aux affrontements armés et à la circulation d’engins explosifs dans certaines zones, elles continuent de traverser frontières et champs pour mener leurs activités économiques.

L’hommage souligne également le rôle de la solidarité féminine dans un contexte où les mécanismes institutionnels sont parfois défaillants.

Selon Jean-Chrysostome Kijana, les femmes du Kivu sont souvent les premières à tendre la main aux vulnérables et les dernières à abandonner face aux difficultés.

Il encourage celles qui choisissent de rester debout à poursuivre leurs efforts pour scolariser leurs enfants, développer de petites activités génératrices de revenus et créer des structures économiques communautaires telles que les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC).

L’hommage reconnaît également le poids psychologique et matériel que portent les femmes de la région.

Le contexte sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo impose un fardeau social important aux familles, dont une grande partie dépend des efforts des femmes pour leur survie quotidienne.

Pour le président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC, la force des femmes du Kivu constitue une source d’inspiration au-delà des frontières de la région.

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En fin, Jean-Chrysostome Kijana invite les femmes à ne pas baisser la tête. Il affirme que leur dynamisme représente le socle potentiel sur lequel pourrait se construire le futur du Congo.

Reprenant une formule poétique de son hommage, il rappelle que « le monde peut voir les cicatrices des femmes du Kivu, mais doit surtout admirer leur éclat », les considérant comme les véritables héroïnes contemporaines.

Il faut rappeler que l’Est de la République démocratique du Congo reste marqué par la présence de groupes armés et des tensions sécuritaires récurrentes, affectant particulièrement les femmes qui jouent pourtant un rôle central dans la stabilité sociale et économique des communautés. Depuis plus d’un an par exemple, des grandes entités de deux Kivu sont administrées par la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda.

Jean-Luc M.

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