Un jeune homme de 29 ans est décédé par noyade dans la soirée du mercredi 5 août 2026 à Bigombe, dans le groupement de Banakyungu, chefferie de Wamuzimu, en territoire de Mwenga (Sud-Kivu). Selon les premières informations, la victime, qui souffrait d’épilepsie, aurait été surprise par une crise alors qu’elle se baignait dans un étang piscicole. À la suite de ce drame, la société civile appelle les familles à renforcer la vigilance envers les personnes atteintes de cette maladie.
Selon Bienfait Fadhili Mulonda Walubanda, coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile de la chefferie de Wamuzimu, la victime, identifiée comme Omar Mwendelwa, était connue pour souffrir d’épilepsie, une information confirmée par ses proches.
D’après les témoignages recueillis, le jeune homme avait l’habitude de se rendre dans cet étang piscicole pour s’y baigner. C’est au cours de cette baignade qu’il aurait été victime d’une crise d’épilepsie accompagnée de convulsions. En l’absence de toute assistance immédiate, il s’est noyé.
« L’alerte nous est parvenue dans les heures vespérales. Des gens qui venaient des champs ont aperçu son corps dans l’eau. L’équipe de la Croix-Rouge, la police et des militaires FARDC ainsi que les notables du milieu se sont rendus sur place pour s’enquérir de la situation », a déclaré Bienfait Fadhili Mulonda Walubanda à La Prunelle RDC.
Les services de la Croix-Rouge, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC), des militaires des FARDC ainsi que plusieurs autorités locales se sont mobilisés afin de constater les faits et d’organiser les premières démarches après la découverte du corps.
La Société Civile appelle à davantage de vigilance
À la suite de ce drame, le Cadre de concertation de la société civile de Wamuzimu invite les parents et les familles ayant des proches atteints d’épilepsie à prendre davantage de précautions afin de prévenir des accidents similaires.
Pour son coordonnateur, les personnes souffrant de cette pathologie nécessitent un accompagnement permanent, particulièrement lorsqu’elles sont exposées à des activités pouvant présenter un danger en cas de crise.
« Comme société civile, nous conseillons aux parents ayant eu la malchance d’avoir ces enfants de comprendre que ce sont des malades psychiques. Ils doivent prendre des précautions. Un épileptique ne doit pas cuisiner seul, et ils doivent éviter que ces enfants partent loin de leurs domiciles », a-t-il souligné.
Les acteurs de la société civile recommandent notamment un encadrement renforcé lors des déplacements et des activités à proximité des cours d’eau, des étangs, des foyers de cuisson ou de tout autre environnement présentant un risque en cas de perte de connaissance.
Un nouveau drame après un récent décès à Mungombe Kabeba
Cette disparition intervient moins d’une semaine après un autre drame survenu dans la chefferie de Wamuzimu. Le samedi 1er août 2026, un jeune homme d’une vingtaine d’années avait été retrouvé mort par pendaison à Mungombe Kabeba, plongeant déjà la communauté locale dans l’émoi.
Pour les responsables de la société civile, ces pertes successives rappellent l’importance de renforcer les mesures de prévention, l’accompagnement médical des personnes vivant avec des pathologies chroniques ainsi que le soutien des familles afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Ils appellent également les autorités sanitaires, les organisations humanitaires et les structures communautaires à intensifier les actions de sensibilisation sur l’épilepsie, ses facteurs de risque et les gestes de prévention permettant de protéger les personnes concernées.
