Deux personnes ont été tuées par balles mercredi 5 août 2026 lors de deux attaques armées distinctes survenues à moins d’une heure d’intervalle dans la ville et le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu. Face à cette nouvelle flambée d’insécurité, le Mouvement Citoyen de Lutte contre les Antivaleurs pour un Congo Émergent (MCLA-RDC) condamne fermement ces violences, tandis que le mouvement Machozi ya Raïya appelle la population à adopter un « couvre-feu comportemental » pour réduire les risques.
Selon les informations recueillies par le MCLA-RDC, la première attaque s’est produite vers 20 heures dans le groupement de Kabunambo, localité de Sange, en territoire d’Uvira. La victime, identifiée comme Mzee Redi, père de famille, a été grièvement atteinte par balle lors d’une attaque menée par des hommes armés non autrement identifiés. Il est décédé sur place avant de pouvoir être évacué vers une structure sanitaire.
Moins d’une heure plus tard, aux environs de 20 heures 45, une seconde attaque a coûté la vie à une femme d’une cinquantaine d’années sur l’avenue du Peuple, dans le quartier Kasenga/Kakombe, en ville d’Uvira. Son identité n’avait pas encore été officiellement confirmée au moment de la rédaction de cet article.
Le MCLA-RDC condamne une détérioration de la sécurité
Dans un communiqué publié mercredi, le Mouvement Citoyen de Lutte contre les Antivaleurs pour un Congo Émergent (MCLA-RDC) a exprimé sa « vive indignation » face à la multiplication des attaques armées qui continuent d’endeuiller la ville et le territoire d’Uvira.
Le mouvement présente ses condoléances aux familles des victimes et affirme sa solidarité envers elles.
« Une communauté ne saurait prétendre à la paix, au développement ou à l’épanouissement social lorsque ses membres vivent dans la peur permanente des armes », souligne le communiqué.
Pour le MCLA-RDC, ces deux attaques illustrent « la détérioration alarmante de la situation sécuritaire » dans cette partie du Sud-Kivu. Le mouvement réaffirme son engagement à poursuivre la mobilisation communautaire afin de contribuer à la construction « d’un avenir plus sûr et plus digne » aux côtés de la population congolaise.
Un « couvre-feu comportemental » proposé à la population
Face à l’insécurité persistante, le mouvement citoyen Machozi ya Raïya a lancé une campagne baptisée « Couvre-feu comportemental », invitant les habitants à adapter volontairement leurs habitudes quotidiennes afin de limiter leur exposition aux attaques.
Parmi les principales recommandations figurent quitter les rues le plus tôt possible et limiter les déplacements nocturnes au strict nécessaire, privilégier, après 18 heures, les routes principales ainsi que les endroits les plus fréquentés, informer ses proches de ses déplacements, rester joignable et signaler immédiatement tout comportement suspect ou toute menace aux services de sécurité.
Selon le mouvement, ces mesures préventives ne remplacent pas les responsabilités des autorités, mais constituent des gestes de prudence pouvant contribuer à sauver des vies dans le contexte sécuritaire actuel.
« La sécurité est une responsabilité collective », conclut le mouvement, appelant chaque citoyen à faire preuve de prudence, de discipline et de solidarité, dans l’attente d’un renforcement des dispositifs sécuritaires par les autorités compétentes.
Cette nouvelle série d’attaques intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences armées dans plusieurs quartiers de la ville et localités du territoire d’Uvira, où les organisations citoyennes multiplient les appels en faveur d’une réponse sécuritaire plus efficace pour protéger les populations civiles.
