Le Cadre de Concertation de la Société Civile (CCTSC) de Wamuzimu, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu), tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de suicide enregistrés ces derniers mois dans cette partie de la province. L’organisation appelle les autorités, les partenaires humanitaires et les communautés locales à renforcer les mécanismes de prévention ainsi que l’accompagnement psychosocial, particulièrement en faveur des jeunes.
Cette réaction fait suite au décès de Mukobelwa Dunia Philémon, un jeune homme retrouvé mort dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août 2026 à Mungombe, dans le groupement des Bashikasa. Ce drame, qui fait actuellement l’objet d’une enquête des autorités compétentes, vient s’ajouter à plusieurs autres cas similaires signalés récemment dans la région.
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Pour le Cadre de Concertation de la Société Civile, ces décès ne peuvent plus être considérés comme des événements isolés. Ils s’inscrivent dans un contexte marqué par une crise humanitaire prolongée dans l’est de la République démocratique du Congo, où les populations subissent les conséquences des conflits armés, des déplacements forcés, de l’insécurité, de la précarité économique et de la perte des moyens de subsistance.
Selon l’organisation, cette accumulation de difficultés expose de nombreuses personnes, notamment les jeunes, à une détresse psychologique qui nécessite une prise en charge adaptée.
Face à cette situation, le Cadre de Concertation plaide pour le renforcement des campagnes de sensibilisation sur la santé mentale et encourage les jeunes à ne pas affronter seuls les épreuves de la vie.
« Il est important que les jeunes développent la confiance en eux-mêmes, parlent de leurs difficultés et cherchent de l’aide lorsqu’ils traversent des périodes de découragement ou de souffrance », souligne l’organisation.
Le Cadre de Concertation insiste également sur le rôle essentiel des familles, des responsables communautaires, des chefs religieux et des enseignants dans la prévention de ces drames. Il les invite à être attentifs aux changements de comportement, à l’isolement, au désespoir ou à tout autre signe pouvant révéler une souffrance psychologique.
Pour la structure citoyenne, une écoute attentive, un accompagnement précoce et une orientation vers des services spécialisés lorsqu’ils existent peuvent contribuer à sauver des vies.
L’organisation appelle également au renforcement de la solidarité communautaire, estimant que le dialogue, le soutien aux personnes vulnérables et l’entraide constituent des éléments essentiels pour prévenir de nouveaux drames.
Intervenant sur cette problématique, Hilaire Isombya Besana, représentant du Cadre de Concertation de la Société Civile de Wamuzimu, exhorte les autorités locales, les organisations humanitaires et les partenaires au développement à intégrer davantage la santé mentale dans les réponses humanitaires déployées dans les zones affectées par les crises.
Il recommande notamment la multiplication des campagnes de sensibilisation dans les villages, les établissements scolaires, les églises et les autres espaces communautaires. Il plaide également pour la création de cellules d’écoute et d’orientation permettant aux personnes en détresse de bénéficier d’un accompagnement psychosocial adapté et confidentiel.
Le Cadre de Concertation conclut en appelant à une mobilisation collective afin de prévenir de nouveaux drames.
Pour cette organisation, la prévention passe par une meilleure écoute, le renforcement de la solidarité communautaire et un accès accru aux services de soutien psychosocial, afin de redonner espoir aux personnes confrontées à des difficultés psychologiques.
