La Société Civile forces vives du territoire de Mwenga alerte sur des perturbations enregistrées dès la première journée des épreuves de l’Examen d’État 2026 dans la chefferie de Lwindi, plus précisément sur l’axe Kasika. Elle attribue cette situation aux affrontements qui opposent depuis le dimanche 21 juin les combattants de l’AFC-M23 aux FARDC appuyées par les Wazalendo dans les localités de Kashaka, vers Kigogo, ainsi que le long de la Route nationale menant vers Ngenga.
Contactée par la rédaction centrale de La Prunelle RDC ce mardi 23 juin, cette structure citoyenne indique que, si les examens ont débuté normalement dans une grande partie du territoire de Mwenga, les violences ont provoqué une psychose au sein de la population de Kasika, poussant plusieurs habitants à se déplacer vers les villages environnants.
Selon la société civile, cette situation a entraîné un retard dans le démarrage des épreuves dans cette partie du territoire, plusieurs candidats et leurs familles ayant fui les affrontements avant de regagner progressivement leurs centres de passation.
« Nous saluons les efforts fournis par les élèves finalistes et les parents pour terminer cette année scolaire 2025-2026 qui a connu beaucoup de perturbations causées par des guerres répétitives, surtout ces affrontements qui se sont déclarés à la veille des examens », souligne cette structure citoyenne.
La Société Civile de Mwenga félicite ainsi la détermination des finalistes qui, malgré l’avancement de l’heure et le climat d’insécurité, ont réussi à rejoindre leurs centres de passation.
Par ailleurs, cette organisation rapporte qu’un élève finaliste identifié sous le nom de Prince, fils d’un certain Papy Kapata, est porté disparu depuis dimanche 21 juin. Selon les informations recueillies, le jeune homme aurait fui vers le village voisin de Kikondo pour se mettre à l’abri des échanges de tirs avant d’être intercepté, lors de son retour, par des hommes armés en tenue militaire.
« Jusqu’à présent, cet enfant n’est pas présent dans son centre d’examen, mais on nous a dit que ces militaires l’ont amené jusqu’à Mwenga », indique la société civile.
Lire aussi : Exetat 2026 : 7.581 candidats attendus dans la province éducationnelle Sud-Kivu 3
Face à cette situation, les forces vives du territoire de Mwenga appellent les parties engagées dans les hostilités à respecter leurs engagements de cessez-le-feu et à accorder une priorité à la tenue des épreuves nationales, qui se déroulent du lundi 22 au jeudi 25 juin 2026.
