Au moins 20 personnes ont été blessées, dont 15 policiers et 5 civils, lors de la manifestation organisée ce vendredi 13 juin 2026 à Kinshasa par la Coalition Article 64, regroupement de partis et organisations de l’opposition congolaise. Le gouvernement provincial indique également que cinq véhicules ont été incendiés au cours des incidents.
Selon les autorités provinciales, il n’y a eu aucune perte en vies humaines. Le bilan fait état de 20 blessés légers ainsi que des dégâts matériels, notamment l’incendie de cinq véhicules.
Dans une déclaration officielle, le gouvernement provincial affirme que la marche avait été autorisée et devait se tenir au terrain Asosa, dans le respect des dispositions légales, afin de préserver notamment le caractère inviolable du siège du Parlement conformément au règlement intérieur de l’institution.
Les autorités soutiennent toutefois que les manifestants n’ont pas respecté le cadre initialement convenu, modifiant l’itinéraire prévu et se livrant à des actes de violence malgré les dispositifs sécuritaires déployés pour encadrer la mobilisation.
« Alors que les organisateurs avaient été autorisés à tenir leur rassemblement au terrain Asosa, dans le strict respect de la loi afin de préserver le caractère inviolable du siège du Parlement, les manifestants ont choisi de s’affranchir des conditions fixées par l’autorité urbaine en changeant contre toute attente l’itinéraire préalablement convenu », indique le gouvernement provincial.
Le gouvernement provincial affirme par ailleurs que la liberté de manifestation, bien que garantie par la Constitution, doit s’exercer dans le respect des droits des autres citoyens, du fonctionnement des institutions et de l’ordre public.
Il rappelle que ce droit fondamental « ne saurait en aucune circonstance prévaloir sur le fonctionnement régulier des institutions de la République, les droits des citoyens à vaquer librement à leurs occupations ainsi que la libre circulation ».
Les autorités provinciales accusent également certains acteurs de l’opposition d’avoir adopté un mode opératoire consistant à recruter et manipuler des individus désœuvrés, parfois sous l’influence de substances prohibées, et à les placer en première ligne avec des armes blanches afin de provoquer les forces de l’ordre et contourner les dispositifs de sécurité.
Le gouvernement provincial condamne fermement ces pratiques qu’il qualifie de contraires à l’exercice démocratique des libertés publiques et annonce se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes pour établir les responsabilités.
Il réaffirme néanmoins son attachement aux libertés publiques, à l’État de droit et au dialogue démocratique, tout en rappelant que nul ne peut invoquer ses libertés pour porter atteinte à l’ordre public ou aux institutions de la République.
Du côté de l’opposition, plusieurs figures politiques ont pris part à la mobilisation, notamment Martin Fayulu (Lamuka), Delly Sesanga (ECiDé), Jean-Marc Kabund, Ados Ndombasi, Marley Vuvu ainsi que d’autres militants. Selon des sources politiques, plusieurs participants auraient été blessés et des dégâts importants enregistrés, dont la vandalisassation du siège du parti ECiDé.
