Le maire ad intérim de Kamituga, Alexandre Faraja Yogolelo, a interdit la journée ville morte annoncée pour ce jeudi 13 août 2026 dans la ville, invoquant des impératifs de sécurité publique et des risques d’infiltration du mouvement par des individus malintentionnés ou des groupes armés. La mobilisation devait notamment réclamer la reprise des travaux de réhabilitation de la RN2 sur le tronçon Kalambi-Lwino.

Dans une correspondance référencée N°410/005/M.KGA/FYAI/2026, datée du 10 août 2026, le maire de Kamituga répond à une notification adressée par le Collectif des mouvements citoyens actifs dans le territoire de Mwenga et la ville de Kamituga concernant l’organisation d’une journée ville morte prévue le 13 août.

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L’initiative devait s’étendre à toute la ville de Kamituga. Selon l’autorité urbaine, elle visait principalement à demander la reprise des travaux de réhabilitation de la Route nationale numéro 2 (RN2), sur le tronçon Kalambi-Lwino.

Le maire reconnaît les revendications, mais interdit la mobilisation

Dans sa correspondance, Alexandre Faraja Yogolelo indique avoir pris acte des revendications des organisateurs, qu’il qualifie de légitimes et nobles, tout en estimant que le contexte sécuritaire actuel impose davantage de retenue.

L’autorité municipale décrit la situation sécuritaire à Kamituga comme « précaire et volatile » et estime qu’elle nécessite de préserver la cohésion sociale et l’ordre public.

Le maire affirme surtout que des renseignements en possession des autorités feraient état d’un risque imminent d’infiltration et de récupération de la mobilisation par des individus malintentionnés et des groupes armés.

Selon lui, ces personnes pourraient chercher à profiter de la journée ville morte pour perturber la paix sociale, piller les biens des habitants et commettre des actes de vandalisme.

Ces éléments sont avancés par l’autorité municipale dans sa correspondance et n’ont pas été accompagnés, dans le document, de précisions permettant d’en vérifier indépendamment la teneur.

Les services de sécurité appelés à faire respecter l’interdiction

Au regard de ces risques, le maire ad intérim décide de formellement interdire la journée ville morte prévue le jeudi 13 août 2026.

Il justifie cette décision par la nécessité de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que le maintien de l’ordre public dans la ville.

Les services de sécurité ont par ailleurs été instruits de veiller au respect de cette mesure et d’assurer la sécurité sur les différentes artères de Kamituga.

L’autorité municipale appelle ainsi les habitants à vaquer librement à leurs occupations habituelles malgré l’appel initial à la mobilisation.

Une mobilisation autour de la RN2

La journée ville morte devait intervenir dans un contexte de préoccupations persistantes autour de l’état de la RN2 et de la nécessité de poursuivre les travaux de réhabilitation de certains tronçons.

Les initiateurs de la mobilisation entendaient notamment obtenir la reprise des travaux sur l’axe Kalambi-Lwino, considéré comme important pour la circulation des personnes et des biens.

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Dans sa correspondance, le maire ne rejette pas les revendications liées à cette infrastructure. Il affirme au contraire en prendre acte, mais considère que les conditions sécuritaires actuelles ne permettent pas d’autoriser la mobilisation projetée.

Jean-Luc M.

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