Plusieurs familles se retrouvent sans abri et manquent de nourriture après un vent violent qui a endommagé au moins 20 maisons et une école secondaire dans le groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Le sinistre s’est produit dans la nuit du 9 au 10 octobre 2026 et a touché notamment les villages de Mukwidja, Kiniezire, Karango et Bubale 2.
Selon la Nouvelle Société civile de Mbinga-Nord, plus de cinq maisons ont été touchées à Mukwidja, plus de sept à Kiniezire et plus de huit à Karango. À Bubale 2, l’Institut Gahana, un établissement d’enseignement secondaire, a également subi des dégâts.
Les conséquences de cet incident aggravent la précarité de plusieurs ménages, dont certains passent désormais la nuit à la belle étoile. Face au manque de logements et de nourriture, les familles sinistrées lancent un appel à l’aide aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires.
« Nous sommes orphelins et notre mère souffre du diabète depuis plus de dix ans. Nous souffrons énormément et demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », témoigne une victime.
Une autre personne affectée appelle également à une intervention urgente pour répondre aux besoins essentiels des habitants.
« À travers cet incident, nous demandons aux organisations gouvernementales de venir nous assister, car nous n’avons même pas de nourriture. Ce vent violent a endommagé beaucoup de choses. Il y a des écoles et des maisons qui ont été détruites. Plusieurs familles sont sans abri », souligne-t-elle.
Un appel urgent à l’aide humanitaire
Face à cette situation, Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société civile de Kalehe, appelle les autorités, les organisations non gouvernementales et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement en faveur des ménages touchés.
Il recommande notamment une assistance en espèces, la distribution de vivres et d’articles non alimentaires, ainsi que la réparation des maisons endommagées afin de permettre aux familles de retrouver des conditions de vie décentes.
Le responsable de la société civile insiste également sur la nécessité d’une coordination entre les organisations intervenantes, les autorités civiles compétentes et les structures locales de la société civile.
Selon lui, cette collaboration permettrait d’assurer une identification équitable des personnes vulnérables et une distribution transparente de l’aide aux ménages les plus affectés.
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En attendant une éventuelle assistance, les familles sinistrées de Mbinga-Nord restent confrontées à des conditions de vie précaires, marquées par le manque d’abris et de nourriture. L’intervention rapide des autorités et des partenaires humanitaires est attendue pour répondre à leurs besoins les plus urgents.
