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Les autorités Congolaises sont appelées à travailler pour la guérison des blessures intérieures pour faciliter et développer la politique de la protection de l’environnement efficace pour favoriser le vivre ensemble en paix. Message lancé ce vendredi 24 Mai 2024, au cours d’une conférence organisée par le Cercle de Recherche des Étudiants en Sciences Sociales de l’Université Évangélique en Afrique (UEA).

 Selon Furaha Manegabe Merveille, Coordinatrice de ce Cercle, l’objectif de cette activité était de réunir les scientifiques, les étudiants ainsi que les élèves afin de réfléchir sur les enjeux du vivre ensemble en paix. 

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Cette conférence vise aussi à réfléchir sur l’implantation de cette éducation de la paix dans le milieu éducatif et dans les familles. 

Au cours de cette conférence qui a tourné autour du thème, « la paix au centre de l’éducation », l’une des intervenants Judith Maroy, du Club Zaida Catalan pour la Paix et la Sécurité est revenu sur la question du changement climatique et ses possibles implications sur la paix et le vivre ensemble. 

Elle a fait savoir que le changement climatique affecte amplement le vivre ensemble en accentuant les inégalités entre les communautés.  

Pour elle, les pays pollueurs ont des politiques sur comment lutter contre ce changement climatique mais les populations les plus affectées sont les populations vulnérables. 

 « Nous sommes en train de le vivre dans nos milieux avec des puits d’eaux séchées. Nous pensons honnêtement qu’il est très important de parler aujourd’hui du changement climatique. On est revenu sur les exemples concrets avec notamment le lac Kivu pollué par les bouteilles en plastique et qui a détruit l’écosystème. Des poissons ne s’y développent plus, les pêcheurs congolais sont tentés d’aller pêcher vers le Rwanda avec tous les risques que cela implique sur les relations entre Etats. Des pêcheurs qui sont arrêtés, ceci risquerait d’exacerber les conflits entre les États, c’est intimement lié au changement climatique. Le changement climatique occasionne le déplacement des populations, des habitants dont leurs champs ont été dévastés se déplacent vers d’autres endroits sans travail, ils peuvent se livrer au vol et c’est ce qui accroîtrait la criminalité affectant ainsi le vivre ensemble et les relations humaines », a fait savoir Judith Maroy.

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Par rapport à la question du changement climatique, les intervenants, ont, après questions des participants, sollicité l’implication des autorités du pays, en promouvant la justice climatique, en invitant les pays pollueurs avec le système pollueur-payeur de subventionner le travail de protection de l’environnement et travailler beaucoup plus sur la sensibilisation en faveur des jeunes, sur la protection de l’environnement, la bonne  gestion des plastiques, aller vers la transition des énergies renouvelables en évitant de couper les arbres.

 Il sied de préciser que cette conférence s’est tenue en marge de la journée du vivre-ensemble en paix. Une journée célébrée le 16 Mai de chaque année.

Séraphin Mapenzi 

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