Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé mort par pendaison dans l’après-midi du dimanche 7 juin 2026 à Mbau, chef-lieu du secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni (Nord-Kivu).
Selon les premières informations recueillies sur place, la victime, identifiée comme Katembo Kendakenda, a été découverte sans vie avec une corde au cou. Ce sont des passants qui auraient aperçu le corps avant d’alerter les autorités locales, lesquelles ont ouvert des investigations afin d’établir les circonstances exactes du drame.
Lire aussi : Beni : au moins 18 morts dans une nouvelle attaque attribuée aux ADF à Mbau
Contacté ce lundi 8 juin par La Prunelle RDC, le président de la société civile du noyau communal de Bungulu, Giress Mukongoli, indique que les témoignages recueillis auprès des proches et des voisins font état d’une situation personnelle particulièrement difficile vécue par le jeune homme.
Selon lui, plusieurs membres de sa famille, y compris ses parents, auraient été tués lors des attaques attribuées aux rebelles ADF dans le territoire de Beni.
« Nous avons reçu des témoignages selon lesquels plusieurs membres de sa famille, dont ses parents, ont été assassinés lors des massacres perpétrés dans cette région. Il aurait eu beaucoup de difficultés à surmonter cette épreuve », a déclaré Giress Mukongoli.
La société civile rapporte également que la victime faisait face à des conditions de vie précaires et à d’importantes difficultés socio-économiques.
« En plus du traumatisme causé par la perte de ses proches, il traversait une situation sociale difficile et peinait à subvenir à ses besoins quotidiens », a ajouté le responsable de cette structure citoyenne.
Ce drame intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans plusieurs localités de l’Est de la République démocratique du Congo. Les acteurs de la société civile observent une multiplication des situations de détresse psychologique liées notamment aux violences armées, aux déplacements forcés des populations et à la précarité économique.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités, les organisations communautaires et les leaders locaux à renforcer les mécanismes d’écoute, d’accompagnement psychosocial et de soutien aux personnes vulnérables confrontées à des traumatismes ou à des difficultés de vie.
Lire aussi : Beni : au moins 24 civils tués dans une attaque attribuée aux ADF à Beni-Mbau
Elle estime que la mise en place d’espaces d’écoute et de prise en charge psychologique pourrait contribuer à prévenir de nouveaux drames au sein des communautés affectées par les conflits.
