L’accès à l’éducation dans le monde connaît une avancée remarquable, portée par les efforts soutenus de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). D’après les dernières données publiées, l’élargissement de l’offre éducative au cours des vingt dernières années a permis d’intégrer des millions d’apprenants, transformant profondément le paysage scolaire à l’échelle mondiale.
Derrière les chiffres liés aux enfants encore privés d’école, une tendance bien plus encourageante se dessine. Le rythme des inscriptions n’a jamais été aussi soutenu. En moyenne, la progression enregistrée au cours des deux dernières décennies représente plus de 20 enfants supplémentaires scolarisés chaque minute.
Cette accélération traduit une volonté politique plus affirmée ainsi qu’une mobilisation internationale qui commence à produire des résultats concrets, y compris dans les régions longtemps considérées comme les plus vulnérables.
Le dernier rapport de l’UNESCO met en avant plusieurs trajectoires nationales exemplaires devenues aujourd’hui des références. Madagascar et le Togo se distinguent notamment par des performances spectaculaires, avec une réduction d’au moins 80 % de leur taux de non-scolarisation.
Dans des contextes géographiques et sociaux variés, le Maroc, le Viet Nam, la Géorgie et la Turquie ont également enregistré des résultats comparables chez les adolescents et les jeunes, prouvant que les efforts d’inclusion scolaire peuvent aller bien au-delà du seul cycle primaire.
Ces avancées ne relèvent pas du hasard. Elles démontrent que l’association de politiques publiques durables et d’investissements massifs constitue un levier essentiel pour faire reculer l’exclusion scolaire.
Au cœur de ce dispositif de suivi figure le Rapport mondial de suivi sur l’éducation, plus connu sous le nom de GEM Report, publié par l’UNESCO. Considéré comme une référence internationale, son édition 2026, intitulée « Compte à rebours jusqu’en 2030 : accès et équité », se veut un outil d’orientation pour les décideurs appelés à ajuster leurs budgets et leurs réformes.
En maintenant l’éducation au sommet de l’agenda international, l’UNESCO rappelle qu’au-delà de l’accès physique à l’école, le véritable enjeu demeure désormais la qualité des apprentissages et l’équité pour chaque enfant, quel que soit son milieu d’origine.
