Des éléments du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), anciennement AFC-M23, sont signalés depuis la matinée de ce samedi 7 novembre 2026 dans les deux principaux centres de Bitale, situés le long de la Route nationale numéro 3 (RN3), dans la chefferie de Buloho, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Leur présence intervient au lendemain de violents affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, dans plusieurs positions du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB).
Selon plusieurs sources locales, les combats, déclenchés vendredi 6 novembre, se sont intensifiés dans l’après-midi, contraignant les militaires gouvernementaux et leurs alliés à abandonner certaines de leurs positions à l’intérieur du parc.
Des habitants rapportent avoir entendu plusieurs détonations d’armes lourdes, provoquant une vive inquiétude au sein de la population.
Dans un message audio attribué au secrétaire administratif du groupement de Bitale, la présence des combattants du FRN est signalée dans les deux principales agglomérations de cette entité, communément appelées le petit-centre et le grand-centre.
Des habitants restés sur place confirment également cette présence, tout en précisant qu’aucun affrontement n’avait encore été enregistré à l’intérieur de ces deux centres au moment de leurs témoignages.
D’après les mêmes sources, les éléments des FARDC et les combattants Wazalendo se seraient repliés vers l’intérieur du Parc national de Kahuzi-Biega, en direction de Bulambika.
Malgré cette évolution de la situation sécuritaire, les malades et le personnel soignant du Centre hospitalier de Bitale seraient toujours présents dans cette structure sanitaire.
La présence signalée des combattants du FRN-M23 dans les deux centres de Bitale suscite des inquiétudes quant à une éventuelle extension de leur contrôle vers d’autres localités de Bunyakiri.
Cette partie du territoire de Kalehe était jusque-là restée sous le contrôle des forces gouvernementales, malgré la prise de Kalehe-centre et de Bukavu par les rebelles en février 2025.
La situation demeure incertaine dans cette partie du Sud-Kivu, où les mouvements des forces en présence pourraient entraîner de nouvelles modifications de la configuration sécuritaire.
